Entretien avec Aloïs Confais : « Mon transfert à Chypre est une expérience extraordinaire qui m’a permis de beaucoup apprendre »

Alors que le tournoi Maurice Revello est sur le point de s’achever, Aloïs Confais, joueur français expatrié sur l’île de Chypre a accepté de se confier à nous. En 2016, le joueur participait au tournoi avec l’équipe de France.

Bonjour Aloïs, pour introduire cet entretien, peux-tu te présenter à nos lecteurs ?

J’ai commencé le foot en 2002, à l’âge de 6 ans à l’Évreux ACF, jusqu’à la fusion des clubs d’Évreux en 2009. J’ai ensuite joué pour l’Évreux FC 27 durant 3 saisons avant de rejoindre l’ESTAC de Troyes en 2011. C’est à Troyes que j’ai signé mon premier contrat professionnel, en 2015. J’y ai passé 7 ans avant de quitter le club en 2018 pour Le Mans. Le club venait de National et accédait à la Ligue 2. Ensuite, j’ai quitté le club pour Nea Salamina à Chypre en 2020, à cause du Covid. Je suis resté 1 ans à Salamina avant de rejoindre la saison dernière l’Olympiakos Nicosie.

Tu as été sélectionné pour participer à l’édition du tournoi Maurice Revello en 2016, avec l’équipe de France. Peux-tu nous raconter quels souvenirs tu en gardes ?

En 2016, j’ai donc participé au tournoi de Toulon (la précédente dénomination du tournoi) avec la sélection U20. Ça restera une excellente expérience de jouer ce tournoi dans d’excellentes conditions avec un super groupe. Nous sommes cette année-là arrivés jusqu’en finale, contre l’Angleterre une équipe très sérieuse dabs ce tournoi. Nous nous sommes inclinés 2-1 à l’issu de ce match.

À ce moment, tu as déjà décroché ton premier contrat pro. Le saut dans le grand bain n’a pas été trop dur pour toi ?

Mon arrivée chez les pros s’est passée de la meilleure des façons possibles puisque cela s’est fait très progressivement. J’ai commencé à faire chaque année de plus en plus de séances avec le groupe, jusqu’en 2015 où j’intègre définitivement l’équipe. J’étais très a l’aise à ce moment puisque je connaissais tous les joueurs, grâce à cette intégration en douceur. Je garde un excellent souvenir de ce moment et de ce groupe.

Tu as un parcours que le grand public pourrait trouver original. Équipes de France espoir, signature en pro avant de rejoindre un championnat qu’on qualifie « d’exotique » ici. Pourtant, c’est la carrière qu’ont la grande majorité des footballeurs. Comment l’as-tu vécu ?

C’est sûr que quand on regarde le papier ce choix pourrait paraître étrange. Mais sur le moment quand on le vit c’est quelque chose de différent. J’arrive sur une année où nous sommes relégué en National avec Le Mans suite à la Covid 19. Ça peut paraître injuste, il nous restait 10 matchs à jouer, on se situe à la 18éme place à égalité avec Niort, le 17ème.

Cette pandémie a eu un impact considérable que ce soit dans le milieu du football et même dans toutes nos vies et tous les secteurs professionnels. J’étais dans une situation délicate, où prendre le risque d’attendre aurait pu me coûter cher puisque Le Mans avait décidé de ne pas me conserver. J’ai donc profité de l’opportunité qui s’offrait à moi en allant à Chypre.
Le transfert s’est fait assez rapidement nous avons parlé sur une semaine et cela s’est fait sans indemnité car j’étais en fin de contrat.

Aujourd’hui, quel regard portes tu sur ton début de carrière ?

En ce qui concerne les regrets, je n’en ai aucun. Je ne vis pas le football pour son rythme effréné, les meilleurs contrats. Pour moi, c’est une expérience extraordinaire qui m’a permis de beaucoup apprendre. Premièrement l’anglais, et de découvrir une nouvelle culture, de superbes personnes, d’horizons différents. C’est un championnat très peu connu en France. Pourtant, je peux vous dire qu’il en surprendrait plus d’un. Aillant joué à tous tes niveaux professionnel en France, je peux vous assurer que le niveau est très intéressant, avec des joueurs de très grande qualité.
Je suis très heureux d’avoir découvert ce championnat et d’y jouer.

Et alors, elle est comment la vie à Chypre ?

Je dirais que la vie est ensoleillée. Blague à part, c’est une super qualité de vie avec la mer et la montagne à proximité, avec de superbes paysages et une superbe culture culinaire. C’est un pays méconnu en France et que je recommande grandement, notamment hors juillet-août. C’est une période de trop fortes chaleurs, pour moi en tout cas.

Dans le football, on ne sait jamais de quoi est fait l’avenir. Pour le futur, ma seule certitude c’est qu’il me reste un an de contrat l’Olympiakos Nicosie.

Merci à Aloïs Confais pour sa disponibilité. Photographie appartenant au tournoi Maurice Revello.

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