Brighton 2020-2021 : L’invraisemblable anomalie statistique

Historiquement, la Premier League n’est pas un championnat réputé pour des projets de jeux très élaborés. La tactique n’a jamais été ce pour quoi ce championnat est attrayant, au contraire, cette absence de plans de jeux clairs, et cette grande liberté laissée aux joueurs ont fait de la Premier League un championnat singulier, avec ses qualités et ses défauts (les coaches sont d’ailleurs encore appelés managers outre-manche traduisant le fait qu’historiquement, les coachs de Premier League sont avant tout des meneurs d’hommes plus que des tacticiens). Le manque d’organisation des équipes anglaises a longtemps procuré des espaces énormes favorables à un jeu basé sur l’intensité fait de courses et de duels (menant souvent à des scores fleuves à cause d’énormes largesses défensives) qui ont fait la réputation de ce championnat. Mais le football a beaucoup évolué au cours de la dernière décennie, en 2021, cela ne suffit plus pour gagner de miser sur l’intensité avec comme seul plan de jeu de dégager le ballon loin devant en espérant que quelqu’un sera à la réception. De ce fait, face à une Premier League en perte de vitesse au milieu de la décennie, débordée par la Liga ou le jeu beaucoup plus posé et réfléchi permet aux équipes d’avoir des repères et des principes répétables dans le temps et quel que soit le contexte, les dirigeants des équipes anglaises ont réagi en faisant venir de nombreux coaches étrangers. L’arrivée de ces coaches a totalement changé le visage du championnat, Guardiola (à qui on promettait l’enfer face à l’intensité du jeu anglais), Klopp, Conte, Sarri, Tuchel (sans oublier Mourinho ou Wenger qui ont aussi beaucoup influencé la Premier League dans les années 2000) et j’en passe ont contribué à mettre la tactique et le projet de jeu au centre des débats dans la ligue du « Kick and Rush ».

Néanmoins, même si la Premier League a énormément évoluée ces dernières années, le ventre mou et le fond du classement sont encore occupé par des équipes très peu entreprenantes avec des coaches conservateurs d’un ancien temps (Allardyce, Hudson, Bruce…) qui ne cherchent à se maintenir dans l’élite qu’en jouant en bloc bas et en contrant sans plan élaboré, en misant sur la qualité individuelle de certains joueurs pour faire la différence (Saint Maximain à Newcastle, Zaha à Crystal Palace par exemple). Au milieu de cette lutte pour le maintien la saison dernière, une équipe dénotait pourtant totalement de ses concurrents. En effet Brighton mené par Graham Potter a terminé 16ème de Premier League en assurant son maintien à seulement 4 journées du terme du championnat suite à une victoire face à Leeds et la défaite de Fulham face à Chelsea.

Classement final de la saison 2020-2021

Pourtant, les Seagulls ne se sont pas maintenus en ayant un plan de jeu minimaliste mais ont au contraire proposé un projet tactique extrêmement élaboré et ambitieux qui aurait dû, en théorie les rapprocher de la lutte pour le top 10 plutôt que de celle pour le maintien. Mais alors comment se fait-il qu’une équipe aussi appliquée collectivement et précise tactiquement se soit retrouvée à se battre toute la saison avec des équipes sans plans qui semblaient laisser leur destin entre les mains de la chance ? Retour sur l’invraisemblable saison des Seagulls.

Retrouvez une analyse complète du jeu de Graham Potter ici.

Brighton, l’éclaircie au milieu du marasme.

Newcastle, Crystal Palace, Burnley, West brom… Les matchs de certaines équipes du milieu/bas de tableau de Premier League étaient parfois difficiles à regarder cette saison tellement la proposition footballistique était faible. Au contraire, Brighton et son collectif bien huilé constituait l’une des équipes les plus intéressantes du championnat sur le plan tactique. Les Seagulls n’ont pas acquis leur maintien sur leurs individualités (au contraire de Newcastle qui le doit en grande partie au retour de blessure de Saint Maximain dans le sprint final par exemple), cette équipe n’a pas de stars ou en tout cas peu de joueurs qui semblent nettement au-dessus du lot et qui ne sembleraient pas à leur place en jouant le maintien (hormis White, Bissouma et Lamptey). Pourtant, lorsqu’on voit jouer cette équipe, il est difficile de croire que celle-ci a eu tant de difficulté à se sauver cette saison tellement sa richesse, sa diversité tactique et son jeu porté vers l’offensive (comme en témoigne son nombre de tirs par match) en font un intrus au milieu d’équipes très rigides et défensives.

Classement du nombre de tirs par match lors de la saison 2020-2021

Que cela soit avec ou sans ballon, l’équipe de Graham Potter maîtrise beaucoup de principes qui sont normalement gage de succès dans le football de 2021. En termes de disposition, Brighton a le plus souvent évolué en 3-4-1-2 ou en 3-4-2-1. La défense à 3 permet à Brighton lorsqu’ils le souhaitent de repartir au sol depuis derrière grâce à la supériorité à la relance créée par cette disposition. En plus d’une capacité à ressortir proprement au sol, Brighton est également une très bonne équipe sur attaque placée. En effet, avec ballon, les pistons sont positionnés très haut (formant un 3-2-5) ce qui amène beaucoup de joueurs dans le camp adverse permettant de trouver facilement des relais en cochant parfaitement l’une des cases des principes du jeu de position très cher à Guardiola, l’occupation des 5 couloirs de jeux octroyant de la largeur et permettant d’étirer le bloc adverse.


Disposition en 3-2-5 en phase offensive permettant d’occuper les 5 couloirs de jeu

Cette occupation de l’espace permet également à Brighton d’être une équipe redoutable au pressing, la position très haute du bloc sur le terrain permet aux Seagulls de contre presser de façon très efficace dès la perte du ballon et de récupérer les ballons haut.


Brighton est 6ème du championnat en termes de nombre de fois ou l’équipe gagne la possession après 5 secondes de pressing et 4ème en matière de taux de succès des pressings

Ces récupérations hautes débouchent souvent sur des situations. Les hommes de Potter n’hésitent pas à aller chercher haut et à étouffer des adversaires qui leur sont sur le papier largement supérieur comme face à Manchester United en début de saison où Brighton s’est créé de nombreuses situations comme le penalty menant à l’ouverture du score en pressant les mancuniens.


Pressing collectif en avançant sur Maguire obligé de renverser car toutes les autres solutions de passes sont couvertes

Sortie collective sur le temps de passe pour agresser wan bissaka sur le contrôle

Récupération de balle haute, comme le bloc est haut, possibilité de trouver de suite des relais dans le dernier tiers

En 2 passes, Lallana trouve Lamptey lancé à l’opposé

Fernandes est en retard et commet une faute sur Lamptey, penalty pour Brighton


Cette faculté à presser et à récupérer le ballon haut de façon efficace font de Brighton une très bonne défense qui n’est que rarement prise à défaut dans le jeu car même si le pressing ne fonctionne pas, les Seagulls peuvent s’appuyer sur la gestion des grands espaces de Ben White et sur un repli défensif collectif très efficace. Lorsqu’ils doivent défendre en bloc bas, les hommes de Potter ne sont pas en reste leur disposition tactique leur permettant d’être compact et de ne laisser que très peu d’ouvertures


Bloc bas compact par séquences

Au-delà de ces principes bien assimilés, Potter n’hésite pas à innover et à s’adapter en fonction des différentes situations. Par exemple Brighton a parfois utilisé de façon ingénieuse les 2 attaquants de son 3-4-1-2 Maupay et Welbeck en leur demandant de s’écarter pour prendre des positions d’ailier et ouvrir l’axe aux pistons ou aux milieux arrivants lancés.


Maupay et Welbeck occupent des positions extérieures pour ouvrir l’axe aux projections des joueurs venant de derrière

Welbeck trouve Moder lancé, occasion pour Brighton

Autre exemple, lorsque Brighton a affronté Leeds dans un match décisif pour le maintien, Potter craignait le pressing des hommes de Marcelo Bielsa (équipe qui pressait le plus en Premier League la saison passée). Pour pallier cela, il a titularisé Dan Burn (2.01 m) défenseur central de métier dans un rôle de piston/latéral gauche. L’objectif, ne pas permettre à Leeds de mettre en place son pressing, la première option de relance était donc le long ballon côté gauche pour toucher Burn et jouer le deuxième ballon avec beaucoup de joueurs proches du point de chute.


Utilisation de Burn comme piston pour pouvoir allonger

Autre exemple ici, Burn haut sur le terrain permet à Brighton d’allonger pour empêcher Leeds de mettre en place son pressing

Cela a permis à Brighton d’amener facilement et efficacement le ballon dans le camp adverse, de s’y installer et de faire déjouer les Peacocks (Brighton s’impose 1-0 et assure son maintien).

Cette adaptation montre que Potter n’est pas extrémiste dans son approche, il est au contraire très flexible et même s’il préfère que son équipe relance au sol, il n’hésite pas à demander d’allonger si la situation le demande mais toujours en offrant un plan de jeu clair à ses joueurs, l’objectif n’est pas de se débarrasser du ballon comme d’autres équipes mais bien d’utiliser le jeu long de façon efficace et travaillée en amont.


Brighton est l’une des équipes qui utilisait le plus le jeu long, mais gardait un assez haut pourcentage de passes réussies, preuve que l’utilisation importante du jeu long n’était pas laissée au hasard (au contraire de Burnley ou West Brom pour ne citer qu’eux).

On pourrait aussi parler du gardien qui s’insère pour former une défense à 4 à la relance dans certaines situations


Relance avec une ligne de 4 ou le gardien s’intercale en tant que 2ème central

Bref Brighton est une équipe plaisante à voir jouer, qui défend très bien en avançant, qui élabore bien ses actions et amène facilement le ballon et le surnombre dans le camp adverse. Toutes ces qualités devraient à minima faire des Seagulls une équipe de première partie de tableau, mais alors pourquoi n’ont-ils fini que 16ème en se battant jusqu’à la fin pour leur survie ?

Des résultats frustrants, entre manque d’efficacité et scénarios surréalistes.

Manchester United, Chelsea, Crystal Palace, Westbrom… nombreux sont les matchs durant lesquels Brighton semblait au-dessus de son adversaire collectivement mais est finalement reparti bredouille. Plusieurs raisons peuvent être invoquées pour tenter d’expliquer cela. Tout d’abord, la qualité individuelle des joueurs et notamment des joueurs offensifs. Comme expliqué précédemment, Brighton n’a pas de grosses individualités notamment au niveau offensif qui leur permettrait de concrétiser leurs actions. Le symbole de cette faillite offensive est Neal Maupay, le français était l’avant-centre titulaire des Seagulls cette saison et même si son activité au pressing est remarquable, cela n’a pas suffi à cacher ses lacunes dans la finition.


Statistiques de Neal Maupay cette saison

Maupay a largement sous performé par rapport à ses expected goals (xG) et a été l’allégorie de l’attaque de Brighton, volontaire, appliquée, mais terriblement peu efficace comme en témoigne le différentiel entre leur nombre de buts inscrits dans la saison et les xG.

Cette inefficacité dans la finition s’accompagne d’une inefficacité à défendre sa propre surface. Comme expliqué plus tôt, Brighton est une équipe qui ne concède que très peu d’occasions dans le jeu au cours d’un match, mais le peu qu’ils concèdent font souvent but et à cela s’ajoute une fébrilité sur coups de pieds arrêtés défensifs ayant couté de nombreux buts aux Seagulls


Brighton est 8ème en termes de buts encaissés sur coups de pieds arrêtés et a aussi encaissé beaucoup de penaltys.

En clair Brighton défend bien mais se sabote sur coup de pied arrêté et attaque bien mais est incapable de finir ses actions. Cette inefficacité des deux côtés du terrain a été constatée dès le début de saison et Brighton a très vite été caractérisée (voire moquée) comme la gentille équipe qui joue bien mais qui ne gagne jamais. Cela a peut-être eu un impact sur les joueurs et le staff car le mental de cette équipe a posé question cette année tant les hommes de Potter ont été dans l’incapacité de conserver un score. Les Seagulls ont souvent ouvert le score ou mené avant de se faire rejoindre en paniquant et en ne semblant pas savoir comment faire pour gagner un match. Certains scénarios rocambolesques viennent appuyer cela, par exemple, face à Manchester United en début de saison, Brighton réalise un très bon match et étouffe les mancuniens jusqu’à l’ouverture du score de Maupay, mais 3 minutes plus tard, ils se font surprendre sur un coup de pied arrêté avant d’encaisser le but du 2-1 à la 55ème. Le reste appartient à l’histoire, Brighton égalise à la 95ème et finit par s’incliner par naïveté en concédant un penalty à la 100ème minute de jeu. Autre exemple, dans un match décisif pour le maintien face à WestBrom, Brighton concède rapidement l’ouverture du score sur corner avant de multiplier les occasions sans jamais pouvoir revenir et en réussissant l’exploit de rater 2 penaltys au cours du même match. De même, face à Crystal Palace, ou les stats parlent d’elles-mêmes, Brighton perd 2-1 en ayant totalement survolé les débats se créant un nombre incalculable d’occasions et en ne concédant presque rien.


Carte des tirs effectués lors du match entre Brighton et Crystal Palace

Ce doux mélange d’inefficacité, de faiblesse mentale, et il faut le dire d’un grand manque de réussite (dans ce fameux match face à Manchester United, les Seagulls touchent par exemple 4 fois les montants) a couté énormément de points à Brighton et permet en partie d’expliquer la différence entre l’impression visuelle laissée et le classement des Seagulls comme en témoigne le classement en expected points souvent mis en avant pour montrer que Brighton n’était pas à sa place.

Comparaison entre le classement réel et le classement en expected points à la fin de la saison

Les hommes de Potter méritaient-ils mieux ? Certainement, néanmoins ce classement en expected points et les expected goals de Brighton sont tout de même à prendre avec des pincettes et à nuancer car la saison des Seagulls montre en réalité l’une des limites de ce modèle statistique de plus en plus utilisé.

Une limite des xG exposée au grand jour.

L’utilisation des statistiques avancées se popularise de plus en plus pour analyser le football. Cette avancée permet de mieux comprendre le jeu et a notamment aujourd’hui une place importante sur le marché des transferts. Cependant, il faut se méfier de l’interprétation et surtout de la surinterprétation que l’on fait de certaines statistiques, notamment en ce qui concerne les expected goals. Tout d’abord, pour poser les bases, la stat d’expected goal correspond à la probabilité d’un tir à se transformer en but. Cette probabilité est calculée selon différents critères en fonction  des modèles comme l’endroit depuis lequel le tir est effectué, la situation (dans le jeu ou sur coup de pied arrêté), si le joueur frappe de son bon ou son mauvais pied… À titre d’exemple, un penalty a un score d’xG de 0.78 en moyenne. Cette statistique s’est beaucoup démocratisée aujourd’hui y compris dans les médias plus grand public pour savoir si le score reflète la physionomie d’un match. Néanmoins, l’une des dérives est de n’analyser un match qu’à travers ce prisme en se disant telle équipe a fini le match avec plus d’expected goals que son adversaire, elle méritait donc de gagner, en réalité, l’analyse est plus compliquée que cela et les xG ne disent pas tout, l’exemple de Brighton le montre bien. Certes Brighton a souvent fini ses matchs avec plus d’expected goals que ses adversaires, mais en réalité, les Seagulls doivent cela en grande partie au volume de tirs qu’ils effectuent pendant un match plutôt qu’à de réelles occasions franches. Comme montré plus tôt Brighton arrivait facilement à se mettre en position de tir ce qui en faisait la 7ème équipe de Premier League en termes de tirs tentés par match, mais si on y regarde de plus près, la majorité de ces tirs n’étaient finalement pas de réelles occasions de but. Brighton tir beaucoup mais ne se crée finalement que peu de grosses occasions au cours d’un match.


Nombre de grosses occasions par match de Brighton la saison passée (Sofascore)

Si on compare, Leicester et West Ham qui tiraient à peu près autant que Brighton la saison passée se créaient beaucoup plus de grosses occasions ce qui montre que la qualité de leurs tirs était meilleure car les joueurs se retrouvaient dans de meilleures positions.


Stats de grosses occasions par match de Leicester à gauche et West Ham a droite, deux équipes qui tentaient à peu près autant de tirs que Brighton

Newcastle qui tirait beaucoup moins que Brighton se procurait environ autant de grosses occasions

Ces statistiques montrent que les expected goals de Brighton sont plus dus à l’accumulation de tirs à faible score xG plutôt qu’a la création de réelles occasions franches, et ce sont deux choses très différentes, cela montre une vraie marge de progression dans l’animation offensive des Seagulls qui doivent certes obtenir des situations de tirs, mais doivent surtout tenter de se mettre  dans de meilleures positions de tir, en clair se procurer de meilleures situations avec des tirs à plus haute valeur Xg. À la lecture brute des expected goals on se dit que Brighton s’est fait voler tous les weekends, mais la réalité est plus nuancée, Brighton joue bien, tire beaucoup, mais la plupart de ces tirs ne sont pas des grosses occasions et participent à augmenter les expected goals totaux par accumulation. C’est notamment pour cela qu’on peut remettre en question la pertinence des classements en expected points qui ne se basent que sur les xG car certes ils donnent une idée de la production des équipes sur le long terme mais cette statistique ne nous donnent qu’une vision très partielle d’un match et donc se baser uniquement sur cette donnée pour dire que telle équipe ne devrait pas être 16ème mais plutôt 5ème est finalement un raccourci assez éloigné de la réalité.

Quoi qu’il en soit Brighton aura été l’une des équipes les plus intéressantes à suivre la saison dernière tant par la richesse tactique qu’elle proposait que par les scénarios improbables de ses rencontres. Il ne fait aucun doute que cette équipe n’aurait pas dû se retrouver dans la course au maintien durant toute la saison et que le manque d’un buteur fiable pour convertir les occasions et concrétiser les temps forts a fait beaucoup de mal aux Seagulls. Le recrutement d’un avant-centre semble être la priorité de ce mercato (le nom d’Odsone Edouard revient avec insistance). Néanmoins, même avec le recrutement d’un meilleur finisseur, il faudra aussi que Potter trouve le moyen de permettre à son équipe de se créer plus d’occasions dangereuses s’il ne veut pas lutter aussi longtemps pour le maintien la saison prochaine. Les effets de la perte de Ben White (parti à Arsenal) seront également intéressants à suivre. Le défi est donc grand et la route encore longue pour installer Brighton sur le long terme dans l’élite du football anglais. La saison prochaine sera la 3ème de Graham Potter à la tête des Seagulls et il sera attendu pour à la fois faire progresser son équipe en termes de jeu, mais aussi et surtout en matière de résultat.

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