Le jeu et sa culture française

Les espoirs hollandais donnent une leçon aux Bleuets et on se demande alors si nous sommes vraiment un pays de football. Mbappé rate son penalty et la question refait surface. L’Equipe de France olympique part avec un effectif très diminué et on imagine évidemment que le Mexique, l’Afrique du Sud ou le Japon sont bien plus développés au niveau du ballon rond national. Outre les interrogations qui donnent souvent lieu à de virulents débats, il est intéressant de se pencher sur l’histoire du football français pour comprendre les maux actuels.

La période actuelle de marasme tactique et comptable est le moment parfait pour ouvrir le grand livre de l’Equipe de France au chapitre tactique. Ce n’est pas le premier et apparaît après les pages relatant les titres de 1998, 2000 et 2018 ou celles des fiascos de 1993 et 2010 mais permet de plonger un peu plus au sein de la culture footballistique tricolore. Oui elle existe et est même riche.

Préface : WM ou béton ?

Londres, 1925. Herbert Chapman, nouvel entraîneur de “The Arsenal” décide d’instaurer un système inédit dans le club mais également sur l’ensemble du Vieux continent : le 3-2-2-3 ou le WM. Les cinq joueurs défensifs des Gunners forment un W et les cinq de devant forment, eux, un M, d’où son nom. L’équipe londonienne est l’une des plus divertissantes d’Angleterre grâce à un nombre de but grandissant de match en match. La France s’inspire de ce qu’elle voit et cette tactique fleurit sur les terrains de première division. En réalité les entraîneurs français ne voient pas vraiment -faute pas diffuseur sûrement- mais ont vent des nouvelles européennes grâce à la plume de Gabriel Hanot. Le journaliste est également à l’origine de la création de la Coupe d’Europe des clubs champions et du Ballon d’Or. Nous noterons également que les Jeux Olympiques, la Coupe du monde et l’Euro de football ont été créés par des Français, symbole d’une certaine culture sportive au cœur de l’Hexagone.

En Angleterre et en France, le WM fait fureur jusqu’en novembre 1953, lorsque les Three Lions affrontent la Hongrie à Wembley. Les hommes de Gusztav Sebes révèlent au grand jour les errements tactiques britanniques durant le festival six buts à trois. Cinq ans plus tard, le Brésil triomphe en Coupe du monde grâce au système utilisé par les Hongrois, finalistes en 1954, le 4-2-4. Durant le mondial suédois, l’Equipe de France réalise son premier parcours majeur en terminant troisième. Si l’on retient les treize buts de Just Fontaine, c’est du côté du banc que le plus intéressant se passe puisque le sélectionneur bleu est l’un des premiers français à utiliser le courageux 4-2-4. Celui-ci n’est nul autre qu’Albert Batteux, également entraîneur du Grand Stade de Reims qui enchantait également l’Europe des clubs.

De l’autre côté des Pyrénées, le petit jeu de d’Albert Batteux est écrasé par le catenaccio d’Helenio Herrera. A la tête de l’Inter Milan, le franco-argentin fait régner la défense froide et la victoire cruelle. Cela incarné par Picchi, son libéro avec lequel il réalise le triplé championnat-Coupe des Champions-Coupe intercontinentale en 1965. “Le père du béton” a alors le journal L’Equipe dans sa poche facilitant grandement la diffusion du 1-4-2-2-1 dans le championnat de France et à la tête de la sélection nationale. De querelle en querelle, les Bleus assistent impuissants, car absents, au triomphe du béton anglais sur le WM allemand au mondial 1966 puis à celui du joga bonito brésilien sur le catenaccio italien quatre ans plus tard.

Guerre des ondes footballistiques.

Pendant que l’Inter Milan rafle tout sur son passage sous la houlette d’Herrera, Jean Snella enchante l’AS Saint-Etienne, Jean Prouff le Stade Rennais, Pierre Pibarot le RC Paris ou Pierre Sinibaldi le RSC anderlechtois. De son côté, José Arribas invente le jeu à la nantaise. Les points communs de tous ses entraîneurs sont la nationalité française, leur amour du jeu et le lien avec le Miroir du football. Le magazine mensuel, puis bi-mensuel, avait autant d’atomes crochus pour le communisme que pour le beau jeu. François Thébaud en est le rédacteur en chef et Philippe Seguin l’un des plus célèbres journalistes. Ce dernier avait pour principale formule : “La défense en ligne constitue l’acte progressiste alors que le catenaccio symbolise le fric pour ne pas perdre, soit le capitalisme le plus ordurier”. La ligne de Sinibaldi comme acte révolutionnaire au diktat du catenaccio d’Herrera. Au sein du miroir, Jean Snella ou Albert Batteux n’hésitaient pas à ouvrir des tribunes en faveur du jeu et de sa créativité.

Pour que le débat prenne sens, il fallait une adversité et ils furent nombreux à se lancer dans cette lutte face au Miroir du football et ses entraîneurs vedettes. Au niveau de la presse française, L’Equipe et France Football, dirigés par Jacques Ferrand, sont en tête de file. Ami de ce dernier et journaliste dans les colonnes des deux journaux, Gabriel Hanot promeut le travail défensif. En particulier celui d’Herrera. La relation entre les deux hommes est vieille comme le monde puisque le coach a été major de promo lors du premier stage organisé par Jean Borotra et enseigné par Gabriel Hanot durant le régime de Vichy. Gabriel Hanot avait les idées, Jean Borotra les mettait en place, Helenio Herrera en était la continuité sur le terrain. Plus tard, Georges Boulogne a perpétré l’héritage de ces hommes en cumulant les rôles.

Sautons quelques pages du livre pour nous attarder sur celles relatant les nombreuses vies de Georges Boulogne au sein du football français. Il est instructeur national en 1958, devient sélectionneur de l’Equipe de France en 1969 et est nommé premier directeur technique national l’année suivante. Homme proche des idées vichystes, de l’armée française coloniale et de l’eugéniste Docteur Carrel, il est celui qui structure le monde du ballon rond tricolore en pleine crise. Celle-ci est donc propice à la diffusion de ses idées pourtant aussi étriquées -pour ne pas dire plus- sur le plan sportif que politique. Son argument principal est de faire passer le système au-dessus de l’individu en ne cessant les raccourcis militaires. Plus que sceptique aux idées communistes et au football intuitif, c’est en toute logique que Georges Boulogne s’oppose au Miroir du football et à son plus fier représentant, Albert Batteux.

La guerre des ondes ne s’y arrêta pas puisque celui que François Thébaud nommait “le chef de la mafia des entraîneurs” fut séquestré dans les locaux de la FFF en plein mai 68. Dans l’ouvrage “Le Mai 68 des footballeurs” d’Alfred Wahl, un passage est d’ailleurs dédié à Georges Boulogne : “C’est Georges Boulogne qui formalise progressivement les conceptions globales de ce qu’il appelle le football moderne. (…) Le football doit cesser d’être une « activité ludique » pour devenir une « activité éducative ». (…) Boulogne calque sur le football les concepts qui ont cours dans la pensée économique du temps et qui s’appellent croissance, industrialisation, performance, etc. (…) Cette orientation conduit à renoncer au jeu improvisé, brillant, fondé sur les initiatives individuelles et qui fut celui préconisé par Albert Batteux, à Reims, et quelques autres techniciens”. Sous son égide -ou sous ses ordres, c’est selon- les querelles s’intensifient mais le football français grandit. Parfois en retard tactiquement, parfois en retard au niveau des résultats, mais il évolue.

Michel Hidalgo et la figure d’homme providentiel.

Entre les belles années du Stade de Reims d’Albert Batteux et celles de l’AS Saint-Etienne de Robert Herbin, près de vingt ans se sont écoulés et l’équipe nationale n’a jamais réédité la performance du mondial 58. Pire, celui-ci ne semble qu’une parenthèse sur laquelle personne ne s’est appuyé. De José Arribas à Stefan Kovacs en passant par Georges Boulogne, les sélectionneurs se sont succédés sans se ressembler, ne créant ainsi aucune culture commune. Après Kovacs, les Bleus voient son adjoint le remplacer avec une expérience bien moins importante que le Roumain.

Ancien joueur de Batteux à Reims et de Leduc à Monaco, deux écoles de l’offensive élégante, adjoint de Boulogne le bétonneur et de Kovacs qui prône la défense en ligne, Hidalgo est bien au courant des querelles tactiques qui divisent le football français depuis -trop- longtemps. Il dit d’ailleurs : « À Reims, j’ai découvert le beau jeu, à Monaco, j’ai pris du recul, à la Direction Technique Nationale, j’ai complété ma vision du foot français”. C’est cette habileté politique et son art du juste milieu qui feront de lui le sélectionneur tricolore le plus légendaire. Loin de la vision manichéenne des nombreux acteurs du football tricolore, il défend une idée qui est celle d’un “jeu loyal et offensif”.

A la tête de l’Equipe de France, Michel Hidalgo va remporter le premier trophée international du pays mais va surtout réussir à faire ce que personne n’avait osé penser jusqu’alors : gagner le cœur de la population. En remettant au goût du jour le jeu des quatre coins, grâce à son milieu de terrain, il emmène les Bleus en Argentine pour la Coupe du monde 1978 puis en Espagne pour celle de 1982. Si cela peut paraître futile aujourd’hui, ce n’était plus arrivé depuis les éditions 1954 et 1958 que la France se qualifie deux fois de suite pour des phases finales de mondial. Son ancien joueur et adjoint, Henri Michel, perpétuera cela en allant au Mexique en 1986.

En 1982, trois ans après la fin du Miroir du football et année de la retraite de Georges Boulogne, l’Equipe de France de Michel Hidalgo se place enfin sur la carte du monde. Pour se faire, il aura fallu du jeu et de l’émotion. Le football français s’est remis à rêver. Et cette fois-ci ce n’était pas pour la Hongrie de Sebes, pour le Brésil de Feola ou l’Ajax de Michels mais bien pour la France, celle d’Hidalgo.

Le jeu est léché. Favorisé par son milieu de terrain composé de trois numéros 10, devant Jean Tigana également à l’aise techniquement et capable d’efforts physiques impressionnants. Michel Platini est l’homme par qui tous les ballons passent, à l’image de Cruyff à Amsterdam ou en sélection. A ses côtés se placent Alain Giresse et Bernard Genghini qui, malgré leur moins grande médiatisation que “Platoche”, ravissent leur sélectionneur et l’ensemble des supporters. Même la France du béton se prend d’affection pour cette équipe qui apporte un vent de fraîcheur encore jamais entrevu. Le soir du 8 juillet 1982, les querelles ont été balayées d’un revers de main pour laisser place à une union sacrée face à l’impitoyable RFA. Mais comme l’enthousiasmante équipe brésilienne de Telé Santana, éliminée au tour précédent, les romantiques Bleus de Michel Hidalgo tombe en demi-finale à la suite d’une tragédie.



La génération d’après.



Cinq jours après Séville 82, il dira dans une interview pour France Football : “Il existe maintenant une carte d’identité propre au foot français”. C’est de cette culture que surgira la prochaine vague d’entraîneurs tricolores défenseurs de ce football à la manière de Fernandez, Gourcuff, Suaudeau, Wenger, Guillou ou Denoueix. Mais pour qu’il existe des élèves de Prouff et Arribas, il doit aussi y en avoir d’Herrera et de Boulogne. Celui qui épouse parfaitement les idées footballistiques de ce dernier est Gérard Houllier.

Quand Georges Boulogne était un adepte du lexique militaire, Gérard Houllier, lui, le remplace par le vocabulaire propre à la politique économique. Ainsi, le terme “efficacité” pris la place de “structure” ou “optimisation” celle d’ “ordre”. Le premier a réussi à mettre au pli toute une génération de coach lorsqu’il était responsable de la méthodologie de l’enseignement des entraîneurs et de leur formation. Le second l’a davantage réalisé au niveau des joueurs, notamment en réduisant considérablement le rôle du numéro 10. A travers un travail de symbiose réalisé sur des périodes différentes, Boulogne et Houllier ont donné l’image qu’ils voulaient au football français. Ils ont d’abord gagné la bataille des institutions et ont réussi à étendre leur pouvoir au rectangle vert.

L’ordre de Boulogne a permis à l’Equipe de France de se qualifier ni à la Coupe du monde 1970, ni à l’Euro 1972, ni au mondial 1974 ! L’efficacité d’Houllier sera moins performante puisque seule la Coupe du monde 1994 ne sera pas accessible -il sera limogé dans la foulée de l’élimination. Ce pragmatisme exagéré sera caractérisé par cette défaite de novembre 1993. Le temps d’un centre trop long et d’une contre-attaque fatale, la petite Bulgarie donnera une leçon d’efficacité à la France.

La culture du court terme.

Pour ne pas noircir le tableau du bilan de Gérard Houllier à la tête de football français, nous dirons que le doublé 1998-2000 est intimement lié à sa politique. Celle du court-terme ou celle de la rentabilité immédiate pour garder le lexique libéral. Deux ans avant le sacre mondial à domicile, le directeur technique national de l’époque se gargarisait du travail réalisé lors d’un entretien pour Libération : “Une politique de formation a été mise en place, il y a une vingtaine d’années par Georges Boulogne et Fernand Sastre. Elle a été affinée dans ses orientations depuis six ou sept ans, confortée dans un aspect pyramidal. On travaille maintenant en amont sur les 12-15 ans, l’une des grosses priorités de la DTN. Avec également un programme dit «premier foot», c’est-à-dire tout ce qui concerne les jeunes avant 12 ans. Relations avec les écoles, la rue, les clubs… Nous commençons seulement à toucher les fruits de cette formation. On a compris qu’il fallait apprendre le métier de joueur professionnel entre 15 et 20 ans, comme n’importe quel autre métier. Maintenant nous savons que c’est indispensable. Il suffit de voir des gars comme Pedros, Ouedec, Dugarry, Zidane. Ils sont tous passés dans les sélections et les centres. Régulièrement inspectés, contrôlés”.

Le discours est beau, on croirait presque lire Johan Cruyff parlant de La Masia. On connait pourtant la période noire qu’a connu le football français une fois la génération dorée éteinte, et ce malgré cette politique affinée. De la même façon, Zinédine Zidane et son célèbre numéro 10 a été un joli pied de nez aux idées de la fédération française voulant éteindre ces meneurs de jeu. Houllier et ses associés avaient oublié que la culture tricolore avait grandi avec ces maestros, d’abord Raymond Kopa, puis le carré magique de Michel Platini, Alain Giresse, Bernard Genghini et Jean Tigana et enfin Zinédine Zidane. Aujourd’hui, l’Equipe de France évolue constamment sans numéro 10. Une nouvelle victoire fédérale.

Épilogue : et maintenant ?

Au même titre que le manque de meneur de jeu en sélection, les entraineurs assis sur les bancs des différentes équipes nationales révèlent quelle culture avait triomphé des anciens antagonismes tactiques. La carte d’identité présentée par Michel Hidalgo en 1982 a bien changé près de quarante ans plus tard. Les trois équipes le plus souvent évoquées, à juste titre, sont l’Equipe de France A de Didier Deschamps, les Espoirs de Sylvain Ripoll et l’Equipe de France féminine de Corinne Diacre. Les débats font rages lorsque les critiques émanent à leurs égards : Peut on comparer le champion du monde aux deux autres coachs ? La philosophie commune des trois entraîneurs et du président Noël Le Graët n’est-elle finalement pas une bonne chose ? De la même façon, le fait d’avoir vu Raymond Domenech, René Girard, Erick Mombaerts, Willy Sagnol, Pierre Mankowski et maintenant Sylvain Ripoll se succéder sur le banc des Bleuets n’est-elle pas la preuve de la continuité recherchée et rarement trouvée ? Si l’on met de côté les résultats aussi mauvais que le jeu depuis plus de vingt ans, la réponse peut être affirmative.

Cet été est le moment idoine pour tirer la sonnette d’alarme. L’Euro avait cristallisé les critiques à l’égard de l’Équipe de France et de son sélectionneur et les Jeux Olympiques ont terminé le travail. D’abord avec les piètres rencontres des hommes de Ripoll puis par les performances bien plus convaincantes des autres sports collectifs français (basket féminin et masculin, handball féminin et masculin, rugby à VII féminin et volley masculin, tous médaillés d’or, d’argent ou de bronze lors des olympiades japonaises). On a jeté la faute sur les clubs ne laissant pas partir leurs joueurs sans se rappeler de l’Euro U21 où malgré un vivier exceptionnel, les Bleuets n’avaient pu faire mieux qu’un quart de finale sans idées.

Ce manque est préjudiciable dans un pays autoproclamé meilleur au niveau de la formation. Le travail fait en amont par les éducateurs est essentiel et bien réalisé. Seulement, une fois arrivé dans le monde professionnel, il est réduit à néant. La culture du court terme a privilégié un turnover incessant plaçant certains dans un mauvais environnement plutôt qu’un véritable exercice de longue haleine permettant des évolutions à tous les niveaux. L’Equipe de France de Didier Deschamps a été championne du monde il y a trois ans. Qu’est-ce que cela a changé pour le football français ? Les clubs amateurs en ont-ils profité ? La Ligue 1 a-t-elle été renforcée par ce titre et le style dont il a été acquis ? Quand on sait que Deschamps est favorable au départ à l’étranger des joueurs sélectionnables et que depuis le titre mondial, Alfonse Areola, Thomas Lemar, Florian Thauvin et Nabil Fekir ont quitté le championnat, nous ne sommes pas certains que ce trophée soit à l’origine de la bonne dynamique de celui-ci. En réalité, en dehors des murs de Clairefontaine, personne ne profite du titre et personne ne s’en inspire. Alors que l’Espagne du début de la décennie puis l’Allemagne ont servi d’exemple pour le football mondial, le Portugal puis la France n’ont été que les vainqueurs de compétitions sans éclat.

Lorsque Boulogne était à la tête des fédérations, Batteux ou Snella arpentaient les stades de Division 1. De la même manière, dans les années 90, Houllier avait le contrôle mais Wenger ou Suaudeau emmenaient un vent de fraicheur sur le football de club. Le Graët doit donc aujourd’hui faire face aux entraîneurs ayant une idéologie footballistique contraire à la sienne. Malgré certains discours alarmistes, ils existent et il est essentiel de les mettre en haut de l’affiche. Contrairement aux noms cités durant les décennies précédentes, ces techniciens pratiquant un jeu le plus enthousiasmant possible ne se trouvent plus sur le banc des meilleurs clubs du championnat. À l’heure de débuter une nouvelle saison de Ligue 1, le Paris Saint-Germain, l’AS Monaco, l’Olympique Lyonnais et l’Olympique de Marseille possèdent des entraîneurs étrangers tandis que Lille vient d’accueillir Jocelyn Gourvennec peu connu pour ses tactiques protagonistes. De leur coté, Olivier Dall’Oglio n’est “qu’à” Montpellier, Jean-Marc Furlan à Auxerre ou Christian Gourcuff sans club depuis son licenciement de Nantes. Liste évidemment non exhaustive puisqu’on pourrait ajouter ceux au niveau amateur comme Karim Mokeddem ou Alain Pochat. La France regorge d’idées de jeu, toutes plus différentes les unes que les autres.

La culture footballistique française passe avant tout par le jeu et par l’antagonisme qu’il mène. Notre nombre de ligne est trop restreint pour pouvoir lier les périodes politiques et sociales au football tricolore en détail mais il est tout de même possible de montrer que certains moments de crises sont propice à une certaine idée du jeu. A l’instar de la Hongrie de Sebes en pleine guerre froide ou du Barça de Guardiola durant la crise économique, le RC Paris a connu ses plus belles heures après l’Occupation allemande, le jeu à la nantaise est né de troubles financiers au sein du club et les Verts des seventies ont atteint des sommets alors que la crise industrielle semait le chaos sur leur territoire. Nous rappellerons donc à l’ensemble du football français impacté par la pandémie actuelle que le manque d’argent n’est pas un frein car les idées sont gratuites.

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