La Ligue 1 à la croisée des chemins

La “Ligue des Talents”, le championnat le plus folklorique des 5 cadors, le championnat d’Olivier Dall’Oglio, de Neymar Jr, d’Houssem Aouar, de Christophe Galtier ou encore de Mehdi Chairi, notre “Liguain”.  Malgré les critiques formulées à son encontre, malgré la gestion parfois calamiteuse de certains clubs, le championnat reste passionnant sur le plan sportif. Après une saison impactée par la crise sanitaire, notre championnat de France s’apprête à entamer une saison qui va vraisemblablement retrouver la normalité, mais sera néanmoins marquée par les séquelles de celle qu’elle remplace. Plongeons ensemble dans cette saison 2021/2022 de Ligue 1. 

Un renouveau emprunt du passé.

Si le LOSC, champion de France, et les Girondins de Bordeaux peuvent sortir satisfait de cette saison 2020/2021, les premiers réussissant à chiper le titre au Paris-Saint-Germain au terme d’une lutte à quatre haletante, les seconds obtenant finalement leur maintien dans une immense vague de soulagement après une seconde partie de saison cataclysmique, d’autres ne peuvent autant se réjouir, d’autant que les difficultés sont présentes pour tout le monde. La réalité d’une édition inédite de L1 a vite stoppé l’euphorie. Après la joie est venu le moment de faire les comptes… réellement. Les Dogues, observés d’un œil pressant par la DNCG, ont dû rapidement commencer à rééquilibrer leurs comptes afin d’échapper à un examen plus complet de leur dossier, et une menace plus précise. Mike Maignan (AC Milan), Boubakary Soumaré (Leicester City) ont déjà fait leurs valises alors que d’autres, comme le lusitanien Renato Sanches, pourraient suivre. Les Girondins, quant à eux, ont déposé le bilan après la décision de King Street de ne plus investir ni prendre en charge les dépenses du club à venir en tant qu’actionnaire majoritaire. Placé sous la protection du tribunal de Commerce de Bordeaux, le dossier s’est récemment bouclé avec la reprise du club par un certain Gérard Lopez, ancien détenteur… du LOSC, aussi propriétaire des clubs belges et portugais de Mouscron et Boavista. Si la situation semble s’être stabilisée, et si la présence de ces deux clubs en Ligue 1 semble être pleinement assurée, il y’ aura tout de même un avant et un après la saison 2020/2021. 

Si l’exemple de ces deux clubs est le plus parlant car ils sont les dossiers les plus sensibles, les frasques entraînées notamment par le fiasco Mediapro mais aussi le manque à gagner en évènements et recettes de billetteries ont impacté l’ensemble des clubs du championnat, même ceux qui pouvaient se vanter d’avoir les reins solides. L’Olympique Lyonnais, exemple désigné de part sa très bonne gestion financière depuis de nombreuses années, est en effet presque paralysé en cette première partie de mercato, attendant des ventes qui devraient venir rééquilibrer les comptes. 

Même si la majorité de la crise financière ayant frappé les clubs professionnels français est due au scandale provoqué par les droits de diffusion, cette dernière a néanmoins permi de remettre en question le modèle de gestion de bien des clubs, qui ont été forcé d’opérer des changements afin d’éviter de connaître le même sort que le club des UltraMarine, pour les plus en danger. 

Aucune certitude ne semble donc se dégager avant d’entamer une nouvelle saison pas encore totalement détachée de la crise sanitaire. C’est donc un réel saut dans l’inconnu qui attend les 40 clubs de l’élite.   

La preuve, par la démonstration.

Déjà perturbé par les difficultés financières qui se profilaient, les Dogues ont combattu fièrement, et ont fini par vaincre, ravissant le titre au PSG ainsi qu’à l’AS Monaco et à l’OL, mieux armés financièrement et sportivement. 

Il existe donc encore un monde du football ou le travail réel, concret, rigoureux, d’une part, passionné, d’une autre trouve sa place, et permet de performer. 

Si le LOSC n’a sûrement pas proposé le jeu le plus enthousiasmant du championnat, et loin s’en faut, les joueurs de Christophe Galtier ont eu le mérite de ne jamais renier leurs principes et de montrer un travail extrêmement abouti dans certains secteurs, notamment dans le secteur défensif, déterminant dans la conquête de l’Hexagoal. 

Mais Lille n’est qu’un exemple. Plus probant encore, des clubs que personne n’attendait. Le Brest d’Olivier dAll’Oglio et le RC Lens de Franck Haise. Si le technicien brestois, passé par Dijon, avait déjà pu montrer l’étendue de ses compétence du côté de la Côte d’Or et du DFCO, l’effectif brestois, limité malgré certaines individualités très intéressantes, ne semblait pas en mesure de permettre à « ODO » de lutter pour autre chose que le maintien. Les lensois, pour leur retour en L1 tout comme leurs compères brestois, voulaient profiter de leur saison, tout en visant un maintien pour relancer réellement un projet ambitieux. Un recrutement très généreux, avec en tête d’affiche l’international ivoirien Seko Fofana, ou encore l’arrivée en prêt d’Arnaud Kalimuendo en provenance du PSG, combiné à un projet de jeu rafraîchissant, protagoniste, pétillant, a permis aux Sang et Or de se battre pour une place européenne jusqu’à la dernière journée, craquant dans le money-time, mais obtenant une magnifique 6eme place. Les brestois ont, quant à eux, bataillé en bas du tableau durant la majeure partie de l’exercice, sans pour autant renier l’aspect ultra protagoniste de leur jeu, avec une insouciance tactique rare dans un championnat encore très conservateur dans cet aspect. Finalement, le pari est réussi. Le maintien pour ces deux clubs, avec panache, la récompense pour un entraîneur discret et pourtant très talentueux, et pour un technicien récent dans le rôle de n°1, qui a su faire sa place en une saison et demie sur le banc des Sang et Or. 

Nîmes et Dijon n’ont pas connu le même sort. Les premiers, minés par une cacophonie dans la gestion et par un jeu trop timoré, n’ont jamais pu s’éloigner durablement de la zone rouge, et sont finalement relégués. Les Dijonnais ont quant à eux très rapidement occupé la place de lanterne rouge, pour ne plus jamais la quitter. L’écart de niveau était trop grand et la comparaison est dure à soutenir pour un club au budget similaire au FC Lorient ou encore à Brest. 

Cette crise a donc mis en lumière l’importance d’un travail rigoureux, ambitieux mais intelligent. Si l’OL a fait preuve d’ambition durant les deux derniers mercatos estivaux, dépensant à la hauteur de ses ambitions, les Gones n’ont pas (totalement) comblé leurs manques principaux, et ont compris très tardivement l’importance de mettre à la tête de l’équipe un technicien en adéquation avec la philosophie de l’académie, avec l’arrivée de Peter Bosz dans la capitale des Gaules. Des exemples concrets, donc, qui témoignent des directions prises par les différents clubs du paysage professionnel et principalement de l’élite, et des fortunes diverses qui en résultent. 

Encore plus en période de crise, les clubs ayant travaillé de manière efficiente ont été mis en avant, montrant la voie à suivre à leurs concurrents, dont certains semblent avoir pris le pas…

2021/2022, sursaut obligé ou réelle prise de conscience ? 

Crise oblige, certains modèles deviennent de fait difficilement viables.

La nécessité de changement est encore plus pressante. 

Face aux clubs portugais, danois ou encore hollandais, qui travaillent de mieux en mieux et gagnent du terrain à l’indice UEFA, rendant leurs championnats de plus en plus attractifs, et face à des échecs à répétition en coupe d’Europe, malgré la progression notable du Paris Saint-Germain, il était essentiel de changer drastiquement la manière d’envisager et de placer l’ambition au coeur des projets. Il n’a donc pas été nécessaire de travailler plus, mais mieux. 

Dernier demi-finaliste de la Ligue des Champions et vainqueur de la Coupe de France aux dépens de l’AS Monaco, le PSG fait figure d’ultra favori avec un recrutement ambitieux, obtenu pour des frais relatifs ( primes élevées à la signature, des salaires élevés, mais pas d’indemnité de transfert pour la venue de Sergio Ramos, Georginio Wijnaldum? Gianluigi Donnarumma).

La signature libre de ces deux cadors du football européen est une bien bonne opération pour le club de la capitale, qui, grâce à un dégraissage imminent et des finances solides, peut amortir sans soucis le transfert d’Achraf Hakimi ( plus de 60 millions d’euro). 

Seulement, la concurrence affûte ses armes. Si le LOSC, en délicatesse, ne peut être évalué de manière pertinente quant à ses chances de se battre en haut de tableau, l’OM, l’ASM ou encore l’OGC Nice de Christophe Galtier ont été très offensifs lors de ce premier mois de mercato. Gerson, Mattéo Guendouzi, William Saliba, Luan Perez, Konrad de la Fuente, Cengiz Under, tous ont rejoint la Commanderie en ce mois de juillet, de quoi faire naître de grandes ambitions du côté phocéen. Alexander Nubel (prêt de deux ans) et Ismaël Jacobs sont arrivés sur le rocher monégasque afin d’étoffer un effectif large et qualitatif. Enfin, leurs voisins azuréens, ont quant à eux réalisé un mercato surprenant et très ambitieux. N’hésitant pas à dépenser, le GYM a déjà bouclé les arrivées de Calvin Stengs (AZ Alkmaar), Mario Lemina (Southampton), le transfert définitif de Jean-Clair Todibo, Pablo Rosario (PSV Eindhoven), Melvin Bard (Olympique Lyonnais) et enfin de Justin Kluivert (AS Rome) et continue à prospecter le marché. En effet, Myron Boadu aurait en effet été aperçu en compagnie de son agent, Mino Raiola et de Mohammed Ihataren la star du PSV, non loin des installations niçoises. Carlos Vinicius et Alexis Beka Beka sont également observés par le board niçois. L’OL vient également d’enregistrer la vente de Joachim Andersen, et devrait enfin pouvoir lancer son mercato sous l’impulsion du nouveau trio Bosz-Juninho-Ponsot. Mais la meilleure recrue côté Gone sera sûrement le technicien néerlandais, arrivé au club afin d’enfin lancer le nouveau cycle évoqué par le club depuis 2 saisons et d’enfin lancer la révolution tactique de l’équipe A, étape finale du magistral travail de formation effectué par l’académie du club depuis de nombreuses années. 

Les concurrents sont donc là, et le constat est indéniable: La Ligue 1, avec un travail rigoureux, intelligent et des offres à la hauteur des ambitions, peut être attractive. L’exemple de Sergio Ramos, refusant des offres de Manchester City ou d’Arsenal, pourtant plus élevées, ou encore de Calvin Stengs, balayant l’intérêt (sûrement mesuré) de l’Atalanta Bergame pour rejoindre Nice, ou encore Myron Boadu, annoncé lui aussi au GYM alors que les convoitises de cadors ne manquaient pas. André Onana a lui aussi donné sa préférence à la L1 en refusant des offres de l’Inter Milan et d’Arsenal en donnant sa préférence à l’OL, qui devrait parvenir à un accord final avec le club du Camerounais prochainement. 

Ce sursaut d’attractivité doit évidemment être poursuivi dans la durée, mais inverser la tendance du « flux des jeunes talents », réussir à les attirer, plutôt que vendre ceux de nos clubs est un pas très important dans la quête de grandeur et de progression de l’élite. 

Autre pas important, la continuité. Les clubs promus, à savoir l’ESTAC de Troyes et le Clermont Foot 63, ont réussi à conserver un effectif sensiblement similaire à celui qui leur a permis de retrouver l’élite. Mieux encore, ils ont conservé leurs techniciens. Laurent Battles, homme fort d’un ESTAC irrésistible va vraisemblablement rester au club pour tenter de le conserver dans l’élite. Avec des recrues expérimentées en les personnes de Jessy Moulin ( ASSE), Renaud Ripart (Nîmes Olympique) mais avec deux jeunes recrues pleines de talent avec Metinho (Fluminense) et Yasser Larouci (Liverpool). Clermont a également conservé son technicien, Pascal Gastien, également grand artisan d’un Clermont protagoniste et flamboyant, allant obtenir la première montée de l’histoire du club. La confiance accordée à ces techniciens est également démonstratrice d’une évolution de la mentalité de ces mêmes formations. Si Pascal Gastien est installé dans le milieu des entraîneurs français, Laurent Battles est beaucoup moins expérimenté, surtout en ce qui concerne l’élite. Le fait de donner de la continuité à des entraîneurs méritant et prometteurs marque un changement profond, et une rupture avec une tradition d’engagement de techniciens rompus aux joutes de bas tableau de l’élite, aux idées caduques ou loin d’être révolutionnaires. 

Dans ce sens, la L1 a su se montrer attractive sur le marché des entraîneurs. En partance du LOSC, Christophe Galtier a préféré Nice à Naples, tandis que Peter ou Bosz ou encore Jorge Sampaoli et Vladimir Petkovic ont rejoint l’élite cet été ou en milieu de saison dernière. Un bond d’attractivité générale donc, qui doit tendre à se poursuivre pour tenter de combler l’écart abyssal entre les quatre cadors et la L1. 

Un écart impossible à combler ?

La question se pose donc :

Comment réduire l’écart ? Comment approcher les cadors ? Comment prendre durablement une place de choix dans le paysage du football de très haut niveau européen et mondial ?

Le premier aspect est évidemment le rayonnement européen. Excepté le PSG, l’OL l’ASM et l’OM, aucun club n’a atteint les demi-finales d’une compétition européenne depuis le siècle dernier. Le PSG et l’OL étant les seuls à avoir atteint deux demi-finales en Ligue des Champions durant la dernière décennie. Évidemment, l’OM reste à ce jour le seul vainqueur français, en 1993. Une éternité, qui place la France derrière l’Ecosse, les Pays-Bas ou encore le Portugal, championnats aujourd’hui plus en retrait si l’on en croit l’indice UEFA. L’envie et l’intérêt émis par l’ensemble des clubs français dans les différentes coupes d’Europe peut être questionné, tant les performances ont été fluctuantes, plus souvent décevantes qu’enthousiasmantes. Elles peuvent également s’expliquer par l’approche tactique la plus courante dans notre championnat. L’OL a par exemple perdu de nombreux points cette saison à cause du pragmatisme à outrance de son technicien français Rudi Garcia. Le LOSC, pourtant champion, n’a affiché aucune réelles certitudes dans le jeu, excepté une rigueur homogène à tous les postes, ainsi qu’un secteur défensif qui a surperformé sous les ordres d’un coach qui sait faire des merveilles psychologiquement avec son groupe. Si Monaco a paru flamboyant par moments, les certitudes n’ont pas été présentes de manière récurrentes, et les mouvements perpétuels au sein de la formation monegasque ne favorise pas l’adaptation. Malgré son armada, le PSG, quant à lui, s’est montré fébrile à de nombreuses reprises, peinent à trouver la faille et se montrant anormalement friable défensivement. Le pragmatisme et la frilosité tactique sont également monnaie courante dans notre L1. Dès cadors aux concurrents pour le maintien, beaucoup se pétrifient lorsqu’il s’agit d’obtenir des résultats. Les dispositifs sont très classiques, renvoyant le football aux années 80-90 ou le 4-4-2/4-3-3 régnait en maître. Très peu de formations, exceptées celles de Rudi Garcia (pendant 4 matchs) et de Nico Kovac, se sont par exemple essayées au 3-5-2 ou au 3-4-3, dispositifs pouvant se montrer résolument offensifs et hybrides pour gérer les transitions adverses (dans le cas du 3-5-2 ndlr). 

Tactiquement dépassés, les techniciens de l’élite ne sont pas non plus les leaders dans le temps de jeu donné aux jeunes. Certains coachs sont même allé jusqu’à modifier leurs dispositifs afin de conforter des joueurs en difficultés, qui disposaient d’une certaine immunité car joueurs expérimentés. L’exemple de Rudi Garcia, modifiant son 3-5-2 du début de saison afin d’atténuer les espaces défensifs créés par Léo Dubois et Maxwell Cornet, au lieu de donner leur chance à Melvin Bard et Malo Gusto, est très parlant. 

La frilosité tactique et le manque d’idée se fait donc également ressentir dans la relation entre les académies et l’équipe première. Là encore, l’exemple de l’OL est parlant. Des entraîneurs extrêmement talentueux comme Pierre Sage ou encore Amaury Barlet, qui imprègnent de leur culture tactique les jeunes joueurs, des installations et une formation de très haut niveau, mais des entraîneurs trop longtemps frileux et sans idées tactiquement. L’arrivée de Peter Bosz prend donc encore plus sens. 

L’entité du football français semble de plus véritablement être une machine à deux vitesses. 

Face à une entité sportive qui tend à progresser, la Ligue de Football Professionnel enchaîne les incohérences et les erreurs, en témoigne la gestion de la crise sanitaire et des droits TV. Un dossier négocié d’une main de fer, ne laissant aucune place à la négociation, évinçant petit à petit les acteurs pour n’en trouver qu’un, dépourvu des garanties financières nécessaires. La crise sanitaire, quant à elle, a créé le scandale, contribuant également à mettre en difficulté les clubs financièrement. L’arrêt du championnat n’a pas été décidé en présence de l’intégralité des présidents de clubs, et la reprise des entraînements a occasionné plus de cas de Covid que dans les championnats qui ne se sont pas arrêtés. Grandes divergences avec les dirigeants, accumulant les directives et contre directives, peu optimisés sur la programmation des matchs, peu conciliants avec des diffuseurs qui permettraient d’apporter le football français en clair, les décideurs de la LFP ont une part de responsabilité dans la lente progression et dans le retard gigantesque sur les autres cadors. 

Le système fiscal français est également très handicapant , obligeant les clubs à payer bien plus de charges que dans les autres championnats. 

Enfin, les agents impactent fortement les clubs français, aux finances moins exorbitantes que ses voisins, notamment anglais. Selon Romain Molina, les clubs français ont versé cette saison, plus de 140 millions d’euros de commissions à ces mêmes agents, montant considérable qui pèse lourd dans les bilans. 

Si l’inertie est très forte, des réactions se font timidement sentir, mais viennent tout de même de clubs de pointe. Paul Mitchell, directeur sportif de l’AS Monaco, a annoncé avoir rompu les négociations avec l’entourage de Myron Boadu, car il ne souhaitait négocier avec Mino Raiola, connu pour être vorace sur les commissions. Vincent Ponsot, à l’OL, semble lui aussi se montrer ferme dans les négociations pour le dossier Onana, ne se laissant influencer par les pressions diverses. 

Si un sursaut se fait sentir, le chemin est encore très long pour notre Ligue 1. Attractive comme elle ne l’a plus été depuis très longtemps sur le plan sportif, des repreneurs ambitieux et des clubs exemplaires dans la gestion semblent pouvoir petit à petit répondre sur le plan financier (tout en étant tout de même en retrait notamment par rapport à l’Angleterre) avec, en tête, le PSG, superpuissance financière. 

Seulement, en tant qu’amateurs de ballon, supporters assidus et passionnés, amoureux de football, le souhait premier est de vibrer. Et pour cela, une révolution tactique est nécessaire. Si les nouveaux techniciens, arrivés dans l’élite de l’étranger, ou de Ligue 2 semble être en mesure d’apporter du renouveau, les coachs déjà installés, tombant dans la facilité ou dans une routine tactique implacable, doivent leur emboîter le pas. 

Tout ne se fera pas en un jour, mais la Ligue 1 affiche un visage en transformation, un visage d’avenir, un visage d’espoir, un visage qui montre que l’amélioration est possible, et que le travail peut encore être récompensé de nos jours. Pour ce qui est de l’aire de jeu, d’expression, du rectangle vert, il ne reste qu’à stopper la notre propos, laisser les acteurs s’exprimer dès le mois d’août prochain, de laisser les stades s’enflammer de nouveau, et à Michel Hidalgo de nous montrer le chemin:

 » Je rêve d’un football souriant. Du sourire et de la création. La beauté est compatible avec l’efficacité. C’est bête, je le sais, mais je le maintiens. » 

Une réflexion sur “La Ligue 1 à la croisée des chemins

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