L’Euro dans tous ses états

Avec la fin des quarts de finale, nous connaissons désormais les quatre derniers prétendants à la victoire finale dans cet Euro 2020. Mais, avant de se plonger, en milieu de semaine, vers d’excitantes demies-finales, revenons sur les quatre matchs qui ont décidé des affiches du dernier carré.

Espagne – Suisse (1-1 3*-1 TAB): l’Espagne ira de l’autre côté des Alpes.

C’était une affiche que l’on attendait pas. Du moins, pas à ce stade de la compétition. Une Espagne moribonde (ou convalescente selon notre degré d’indulgence) lors du 1er tour, se qualifiant dans la douleur mais ayant retrouvé de l’allant lors d’un huitième haletant remporté (5-3) en prolongations contre la Croatie; affrontait une Nati tombeuse surprise de l’équipe de France pourtant archi favorite pour réaliser un deuxième « back-to-back » dans son histoire. Ce remake du 1er match de poule de la Coupe du Monde 2010 remporté par les Helvètes (1-0) avait de quoi intriguer. 

Dès l’entame, la Roja confisque le ballon et effectue un pressing absolument démentiel lors des rares phases de possession des Suisses. L’entame en fanfare est récompensée lorsque Jordi Alba surgit pour reprendre de volée un corner initialement raté, alors que Zakaria, remplaçant malheureux de Xhaka, dévie la frappe du latéral barcelonais dans la cage de Sommer (7′). Dès lors, les Helvètes se montrent plus entreprenants, sans pour autant prendre la possession du ballon. Évoluant principalement en contre, ils sont néanmoins en réussite sur coup de pied arrêté et vont en profiter pour amener le danger sur la cage d’Unai Simon à plusieurs reprises. En seconde période, un remake s’installe sur les 20 premières minutes, avant qu’un sursaut suisse se fasse sentir. Pressant plus haut, en réussite sur ces mêmes phases de pressing, les Suisses réussissent à faire aboutir leurs contres et mettent la pression sur une défense espagnole pas encore pleinement rassurée. Preuve par la pratique, c’est sur une ouverture suisse, mal négociée par Pau Torres et Aymeric Laporte, qui ne parviennent pas à s’entendre, que Remo Freuler surgit et sert Xherdan Shaqiri pour l’égalisation (67′). Auparavant, Ruben Vargas, entré en jeu à la place du malheureux Embolo, avait servi Zuber après un bon travail pour alerter sérieusement Unai Simon (63′). 

Après un contrôle raté dans les trente mètres de son équipe, Freuler tente de ratrapper son erreur dans les pieds de Gérard Moreno mais est coupable d’un excès d’engagement flagrant qui lui vaut une exclusion directe. A dix, la Nati abandonne totalement la possession du ballon à la Roja mais reste solide et solidaire, figeant le score. Rien de nouveau en prolongation, l’attaque/défense ne fait pas avancer la marque, tout doit alors se jouer lors de la séance de tirs aux buts.

Alors que Sergio Busquets trouve le montant de Yann Sommer sur la première tentative espagnole, Gavranovic puis Olmo transforment leur tentative. L’occasion de faire le break est entre les pieds de Fabian Schar qui bute sur Simon. Rodri laisse l’espoir suisse intact en échouant à son tour, avant que Manuel Akanji rate lui aussi sa tentative. Gérard Moreno fait trembler les filets tandis que Ruben Vargas catapulte son ballon dans le ciel de Saint-Pétersbourg. La balle de match est pour Mikel Oyarzabal qui ne loupe pas le cadre, l’Espagne ira en demi-finale. 

C’est une Espagne toujours convalescente qui aura fait parler son expérience pour rejoindre le tour suivant. Pas toujours maître du jeu malgré sa domination imposante dans le jeu, les ibériques ont donné l’impression de se compliquer la tâche par leurs propres moyens. De leur côté, les suisses ont joué leur tournoi à 100% de manière honnête. Ne refusant jamais le jeu même s’il était parfois difficile à mettre en place, les Suisses auront su se relever du nul initial face au Pays de Galles et de la déconvenue face à l’Italie pour aller étriller les Turques et aller défier les champions du monde en titre, qu’ils auront ajouté à leur tableau de chasse. Un tournoi très honnête donc, pour des suisses qui peuvent, malgré d’immenses regrets, rallier Berne avec le sentiment du devoir accompli. 

Alors qu’ils affronteront une Italie séduisante depuis le début de la compétition, que peut-espérer l’Espagne? Comment peut-elle être bousculée, et comment peut-elle bousculer la Squadra Azzura? 

La Roja a entamé son tournoi de manière extrêmement poussive. Incapable de trouver la faille face à une équipe suédoise surdominée, se faisant rejoindre après leur ouverture du score face à la Pologne, elle a néanmoins semblé avoir trouvé un déclic lors d’une victoire bien plus convaincante face à une Slovaquie émoussée (5-0). Face à la Croatie en huitièmes de finale, les espagnols ont une nouvelle fois dominé les débats, sans parvenir à se mettre à l’abri, concédant de plus l’ouverture du score sur un but gag. La prolongation leur donnera finalement le fin mot de l’histoire, à l’expérience, et à l’efficacité, une nouvelle fois. Face au système italien et au 4-3-3 que Roberto Mancini risque de reconduire, il faudra impérativement que l’Espagne capitalise, non pas sur le quart de finale, mais sur l’opposition face à la Croatie. On y a (par moments), aperçu de la verticalité, une capacité à opérer des transitions rapides et à contourner un bloc croate qui se regroupait vite, par un enchaînement de passes rapides et par un mouvement constant autour du porteur, marque de fabrique du jeu qui a fait le succès de la Roja. Seulement, cela fût tout de même intermittent. Face à une Italie rigoureuse dans son placement aussi bien avec, que sans le ballon, il faudra imposer un rythme élevé et réussir à retrouver cette alternance entre verticalité, jeu de position rapide et… surtout, continuer à voir cette efficacité devant le but, que l’on a vu contre la Croatie. 

De l’autre côté, c’est une équipe d’Italie à la rigueur tactique modernisée, aussi chirurgicale sur son placement défensif, que dans la conduite des contres, qui sera le favori de cette rencontre. Ne laissant que peu d’espaces à son adversaire par un pressing constant, l’Italie de Mancini sait aussi faire le jeu quand c’est nécessaire. S’adaptant parfaitement au contexte (protagoniste contre la Turquie, la Suisse ou le Pays de Galles, pragmatique face à l’Autriche, impressionnante de maîtrise face à une Belgique déboussolée), l’Italie semble être au-dessus de son adversaire espagnol. Plus efficace dans les deux surfaces, habitée par un esprit d’équipe absolument remarquable depuis l’arrivée de Mancini, la Squadra Azzura est logiquement favorite pour accéder aux demies finales. 

Seulement, quelque soit l’affiche, quelque soit les dynamiques et le parcours, une demi-finale d’Euro est toujours un match de très haut niveau. L’Espagne pourra donc compter sur l’expérience des grands rendez-vous de son effectif, et de ses qualités certaines, pour espérer bousculer une Italie sûre de sa force. 

Italie-Belgique (2-1): Un ciel bleu Azzurra pour la Squadra.

Ayant triomphé difficilement de l’Autriche au tour précédent, l’Italie s’avançait vers un tout autre défi. Certes auteur d’un match timide face au Portugal, tant la domination des lusitaniens fut forte, la Belgique reste une équipe rodée, comportant des stars à toutes les lignes, voire tous les postes…  C’est donc à Rome que ce match de gala a pris place. 
Peu de surprises au coup d’envoi, si ce n’est la présence de Kevin de Bruyne, qui semblait pourtant fortement compromise et la présence de Jeremy Doku en soutien de Romelu Lukaku. Du côté transalpin, Marco Verratti est aligné pour la troisième fois consécutive en lieu et place de Manuel Locatelli. 

L’entame est assez équilibrée et les Belges se montrent dangereux en contre par De Bruyne et Lukaku. Avec un but refusé pour hors jeu (19′), les Italiens se montrent une nouvelle fois efficace, et lorsque Marco Verratti récupère un ballon perdu dans un cafouillage aux abords de la surface, il se retrouve en une fraction de seconde catapulté dans les filets de Thibaut Courtois, après un sublime enchaînement de Nicolo Barella dans la défense Belge (31′). 

Dès lors, les Italiens vont petit à petit prendre la main mise sur le jeu, imposant un rythme varié, toujours selon leur guise. Et Lorenzo Insigne va décider d’accélérer… Sur un ballon de contre, le génie napolitain remonte le ballon côté gauche, élimine Tielemans pour rentrer dans l’axe et décoche une superbe frappe enveloppée aux 25m qui bat une seconde fois le portier du Real Madrid (44′). Sur l’action qui suit l’engagement, Jeremy Doku est stoppé irrégulièrement par Di Lorenzo et obtient un pénalty transformé par Lukaku (45’+2)

En seconde période, les Italiens vont contrôler. Dangereux à plusieurs reprises, ils feront le boulot pour aller chercher le dernier carré. Malgré les entrées de Nacer Chadli, Dennis Praet et Dries Mertens, la Belgique ne se montrera que trop rarement en mesure d’inquiéter les transalpins. 

C’est donc, logiquement, que les Italiens rejoignent les demies-finales. La Belgique aura une nouvelle fois mené un tournoi efficace, mais trop peu protagoniste en comparaison avec le talent présent aussi bien sur la pelouse, que sur le banc de touche. Une génération que l’on promettait dorée, qui, voyant se profiler au loin le crépuscule de leur âge d’or, aura finalement accumulé bien plus de regrets que de trophées. 

L’Italie devra, elle, dompter une Espagne sûrement opportuniste car presque miraculée de se retrouver à ce stade de la compétition, et qui pourrait bien tirer parti d’un allant néanmoins retrouvé et d’un esprit de revanche farouchement attisé par les nombreux détracteurs de Luiz Henrique Hernandez et ses hommes…

République Tchèque – Danemark (1-2): Le match du cœur tourne à l’avantage des Vikings. 

Comment louper ce République Tchèque – Danemark un samedi à 18h? Ce quart de finale, affiche loin d’être inédite même dans l’histoire de l’Euro était cette année l’affiche des deux équipes nous ayant sûrement le plus fait vibrer de cette compétition. Si le Danemark, impressionnant depuis le drame subit par Christian Eriksen et tout un pays, et ayant déjà un statut d’outsider semblait favori, la République Tchèque, ne refusant jamais le jeu et ayant l’avantage historique (l’affiche à ce stade de la compétition a, dans le passé (2004) tourné en faveur de la Tchéquie (3-0 avec une prestation majuscule d’un certain Milan Baros)). Tout semblait en place pour un splendide match de football. 

Au coup d’envoi, le Danemark affiche sa maîtrise technique et monopolise le cuir. Les premières incursions dans le camp slave ne tardent pas à venir et l’arbitre accorde un corner généreux aux coéquipiers de Thomas Delaney, qui ne se fait pas prier pour placer sa tête dans la cage de Vaclik, sur ce coup de pied de coin de Stryger Larsen (5′). Abasourdi par ce premier coup de massue, les Tchèques sont quelque peu apathiques, et passent déjà prêt de la correctionnelle. Se remettant petit à petit, les slaves réagissent en contre, mais s’exposent. Sur un modèle de séquence collective, Maehle, lancé en profondeur par Vestergaard, sert Dolberg sur un délice d’extérieur du pied droit, pour faire le break (42′) Les Tchèques peinent à réagir concrètement et semblent avoir fait le plus dur. 

Seulement, la mi-temps semble avoir porté conseil, et les slaves reviennent avec de l’allant. Monopolisant le ballon, ils sont récompensés lorsque Patrick Schick trouve la faille (49′). Dès lors, le match va tourner en une partie de « ping-pong » assez dévastatrice pour les organismes, mais très plaisante pour les spectateurs. Cherchant à tout prix l’égalisation dans les 20 dernières minutes, les Tchèques ne feront jamais sauter une seconde fois le verrou nordique, et ce sont les Danois qui, logiquement tout de même, rallieront les demies-finales. 

La belle histoire danoise continue donc au détriment de la belle romance Tchèque. Une équipe solide dans tous les compartiments du jeu, solidaire, ne reniant jamais son aspect protagoniste, quitte la compétition la tête haute, ayant largement triomphé de l’Ecosse, n’ayant jamais cédé face à la Croatie, ayant ployé de peu face à l’Angleterre, mais ayant surtout terrassé des Oranjes médusés. Jaroslav Silhavy peut être fier de ses hommes. 

Le Danemark ira donc défier l’Angleterre. Si la physionomie des matchs respectifs de ces deux équipes est radicalement différente, les profils et les styles ne le sont pourtant pas tellement. Profils rapides à la qualité technique supérieure des deux côtés, numéro 9 évoluant en position de deuxième attaquant dans les phases de transition pour libérer des espaces, participant au jeu par des décrochages et appels multiples lors des phases d’attaque placées, profils travailleurs mais non dépourvus de qualité au milieu de terrain, apport offensif et solidité défensive des arrières latéraux, charnière expérimentée et/ou qualitative, portier évoluant à haut niveau en Premier League. Les similitudes sont légion, et pourtant l’impression est trompeuse. 

Ayant fait preuve de polyvalence durant toutes ses oppositions, le Danemark devra cette fois-ci faire face à la meilleure défense de la compétition, qui n’a pas encaissé de buts. Contrôler et contourner un bloc très bien organisé en phase défensive sera donc un véritable défi et Kasper Hjulmand devra donc sûrement s’exposer à un dilemme: prendre le pari d’utiliser un bloc haut pour tenter de neutraliser le potentiel offensif anglais, ou reculer son bloc pour utiliser l’efficacité tranchante des contres Danois. Si la défense danoise reste néanmoins solide, il sera tout de même indispensable d’empêcher les Three Lions de développer leur jeu qui a gagné en efficacité au fur et à mesure de la compétition. La qualité du potentiel offensif anglais est impressionnante, d’autant que si Gareth Southgate n’a jamais aligné la même composition d’équipe, interrogeant sur la stabilité apportée à l’équipe, il a réussi par ce biais, à concerner l’ensemble de son groupe, et à lui offrir un minimum de temps de jeu. Chirurgicaux lors des contres, avec notamment un Raheem Sterling marchant sur l’eau, mais aussi létaux sur attaques placées, avec des meneurs tels que Mason Mount ou Jack Grealish, et (enfin) adroits devant la cage à l’image d’un Harry Kane de nouveau en jambe, les britanniques font sûrement figure de léger favori dans une opposition qui s’annonce serrée. Si les regards vont se river sur la prestation des offensifs anglais, il sera impératif pour les hommes de Southgate de se couvrir de la capacité de contre danoise, et du 3-4-3 mis en place par Hjulmand, modèle de positionnement en phase défensive comme offensive. L’apport de Stryger Larsen et de Maehle est exemplaire, et l’animation offensive, coordonnée par Delaney, et mue par les déplacements incessants entre les lignes de Damsgaard et Braithwaite, afin de laisser des espaces à l’excellent Kasper Dolberg, donnera sûrement des casse-tête à Southgate. 

Une confrontation que l’on attendait pas la, que peu, malgré les qualités intrinsèques des deux formations, auraient pu prédire, qui préfigure un formidable match de football et  qui écrira, à coup sûr, l’histoire de la nation qui remportera cette rencontre qui fera date. 

Ukraine – Angleterre (0-4): Football’s coming home. 

Ukraine – Angleterre. Sûrement l’affiche la plus atypique de ces quarts de finale. Une Ukraine miraculée par la victoire de la Suède face à la Pologne, affrontait une Angleterre enfin sûre de sa force. Peu imaginaient l’Ukraine prendre le pas sur les Three Lions, beaucoup imaginaient une partie serrée finalement remportée par la Perfide Albion, personne, à part peut être quelques anglais, n’imaginait ce qui allait suivre. 

Sûrement paralysés par l’événement, les hommes de Shevchenko multiplient les marques de fébrilité dès les premières secondes et malgré la volonté affichée d’aller vers l’avant, rendent déjà de nombreux ballons aux anglais quand ceux-ci ne le possèdent pas déjà. Ils se font logiquement punir de manière précoce lorsqu’Harry Kane transforme magistralement une ouverture de Sterling (4′). La suite s’équilibre quelque peu, et les ukrainiens se réveillent petit à petit, se créant plusieurs occasions et mettant en danger l’invincibilité de Jordan Pickford dans la compétition. Shevchenko modifie alors son système en faisant entrer Tsygankov à la place de Kryvtsov (35′), passant donc d’un 3-4-2-1 à un 4-3-3 plus offensif avec deux réels ailiers. Malgré cela, les jaunes et bleus ne trouvent pas la faille. 

Au retour des vestiaires, les anglais confisquent le ballon et les ukrainiens ne semblent pas être revenus de leur causerie. Sur un coup franc concédé côté droit, Harry Maguire coupe ce centre au second poteau de Luke Shaw pour faire le break (46′). 4 minutes plus tard, sur une nouvelle séquence offensive côté gauche, le jeu dans les petits espaces, et la subtile talonnade de Raheem Sterling, récompensant le dédoublement de Shaw, permet à ce dernier de servir Kane, tout seul au point de penalty, qui fusille Bushchan de la tête (50′). Logiquement, les changements pleuvent rapidement et Jordan Henderson, entré à la place de Rice, clôt le récital d’une belle frappe (63′). Le reste de la rencontre est à sens unique. Malgré quelques timides tentatives, les ukrainiens, dépassés, restent trop inoffensifs pour espérer quoi que ce soit et Marcus Rashford, Jadon Sancho, auteur d’une très belle prestation côté droit, ou encore Dominik Calvert-Lewin, qui obtient ses premières minutes dans cet Euro, se montrent eux aussi dangereux. 

Logiquement, l’Angleterre rejoint le dernier carré et Wembley. L’Ukraine, quant à elle, a tout de même écrit l’Histoire, son histoire. En disputant son premier quart de finale d’un Euro dans son Histoire, les hommes de Sheva n’auront jamais renié leurs principes, et le technicien ukrainien non plus, son changement tactique en témoigne. Soutenus par toute une nation, l’une des équipes les plus séduisantes de cette édition peut rentrer, elle aussi, la tête haute au pays. 

Les Three Lions, quant à eux, affronteront un Danemark qui rêve, presque 30 ans après, de rééditer l’exploit de 1992, quand, déjà, ils avaient dû se passer de leur star, quand, déjà, un Poulsen, un Jensen, un Andersen ou encore un Schmeichel composaient l’effectif, quand, déjà, on ne les attendaient pas la. 

Deux très belles soirées de football se profilent encore devant nous. Deux soirées où 4 équipes, 4 nations, retiendront leur souffle, pour désigner l’opposition finale pour le graal, pour désigner les deux auteurs du chapitre final, de l’Euro 2020. 

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