Sassuolo, l’ovni neroverde

 

 

 

Perdue au beau milieu de l’Emilie Romagne, au sud du triptyque Parma-Modena-Bologna; la petite ville de Sassuolo et ses quarante mille habitants, s’est faite, depuis 2013, une petite place de choix en Serie A. La faute à une gestion audacieuse, à des entraîneurs aux idées modernes, et à un management impitoyable. Un ovni au beau milieu des mastodontes historiques du Calcio italien.

Pour le Sasol, gagner le coeur des tifosi du canton n’était pourtant pas une mince affaire. Avec la petite ville de Maranello à 7km de distance, il est historiquement plus courant de supporter une écurie au cheval en Y plutôt qu’un petit club du coin au blason tiré d’une contrefaçon barcelonaise. Un manque d’amour pointé du doigt en Italie, le club n’ayant jamais vraiment eu de culture ultra dans ses travées. On peut voir en cette situation un parallèle avec celle du RB Leipzig, en Allemagne.

Du Poggio au Stelvio.

Les neroverdi sont une équipe coriace du championnat. Pour preuve, la Juve, l’Inter, la Lazio, la Roma ou encore le Milan ont tous perdus des points durant leurs face-à-face avec la bande à Roberto De Zerbi. Une ascension fulgurante qui aura finalement permise de titiller l’élite du football italien, qui aura fait d’un club totalement inconnu du grand public il y de cela sept ans une des équipes les plus intéressantes à suivre lors de cette saison 2020-2021. 

La petite histoire des neroverdi compte à l’heure actuelle deux misérables trophées dans leur armoire : une Serie C, glanée en 2008, et une Serie B glanée en 2013, qui leur a permis d’accèder à l’élite italienne. Depuis cette année 2013, le club s’est toujours maintenu en Série A, et la plupart du temps avec un matelas confortable. Le tout avec un budget très restreint (environ 35M€ par saison, ce qui le place 13ème du championnat), malgré un propriétaire (Groupe MAPEI) richissime.

Lors de son ascension en 2013, notre petit club de Sassuolo n’a ni stade dans sa ville, et encore moins de supporters propres en son sein. Son développement très rapide de la méconnue Serie C à la Serie A, plus exactement en cinq ans, n’a pas réellement laissé de temps au club de gagner le coeur des tifosi locaux. Une ascension trop rapide pour pouvoir exister dans les moeurs ? Probablement.

La Reggiana, club important et historique de la région d’Emilie-Romagne, situé à 20km du voisin de Maranello, stagne au troisième échelon national lors de cette même année 2013. En proie à d’énormes problèmes financiers, le club au nom qui vous fera tous penser à celui d’une pizza est au bord du gouffre. Propriétaire de Sassuolo depuis 2002 et actionnaire de MAPEI, Giorgio Squinzi propose d’acheter le Stadio Reggio d’Emilia contre un vulgaire chèque de 3.8 millions d’euros. Avec leurs énormes difficultés financières sur le dos, le board grenat est obligé de lâcher sa Città Del Tricolore. Le stade est renommé MAPEI Stadium à la suite de ce rachat, au nom des propriétaires neroverdi. En contrepartie, la Reggiana pourra toujours y jouer moyennant un chèque annuel, tandis que l’US Sassuolo et son impitoyable Squinzi s’occuperont des travaux de rénovation. Le musée des grenats est lui rayé de la carte par MAPEI. Le blason de la Reggiana brûle au profit du noir-et-vert…

Un rachat pour le moins contestable éthiquement : la Reggiana et son histoire sont totalement jetées aux oubliettes, malgré la bruyante contestation des fans du Reggio. Il n’y a pas de retour en arrière possible. Sassuolo s’offre donc un grand stade de 24 000 places ultra pratique (premier à accueillir la Goal Line Technology) pour trois francs six sous et une place dans le foot italien. Un stade où il est même possible d’y pêcher en plein échauffement.

Avant Roberto De Zerbi, le Sasol a connu un autre entraîneur plutôt atypique : Eusebio Di Francesco. Le natif de Pescara a coaché Sassuolo de juin 2012 de juin 2016, avec une “pause” de janvier à mars 2014, période durant laquelle il a été licencié puis rappelé par ses propriétaires. C’est avec lui que les neroverdi vont empocher le plus grand succès de leur histoire, avec cette Série B en 2013. A cette époque, Sassuolo voulait déjà prendre le jeu à son compte, alors même que le club et son entraîneur montait pour la première fois de leur histoire en Serie A. Une formule fortement plaisante pour les yeux des suiveurs assidus et téléspectateurs du football italien, mais particulièrement risquée et instable pour un promu. Une formule qui occasionne aussi bien d’énormes débâcles, comme lors d’une confrontation au Giuseppe Meazza face à l’Inter (0-7), que d’énormes exploits, comme face au Milan (4-3). Lors de cette confrontation face au rossoneri, le jeune Domenico Berardi, dont on reparlera un peu plus tard, pur produit du club, plante un quadruplé, le seul de sa carrière à l’heure d’aujourd’hui. Ces matchs sont l’allégorie parfaite de ce qu’est le Sassuolo de son boss, feu Squinzi : du spectacle, des prises de risque, du jeu, des joueurs italiens, de la formation, un vent de fraîcheur. Du Haut Standing.

Les compositions de Sassuolo 4-3 Milan, 12 janvier 2014.

Après une campagne historique 2015-2016 conclue par une incroyable sixième place (devant le Milan et la Lazio), le Sasol est donc convié aux tours préliminaires de Ligue Europa pour la saison suivante. L’Etoile Rouge de Belgrade et Lucerne, club suisse, seront les deux victimes des neroverdi lors de ces dits tours préliminaires (4-1 au cumulé lors des deux confrontations à l’issue des phases aller-retour). La phase de groupes sera elle bien plus compliquée. Dans un groupe composé de Bilbao, Genk et du Rapid Vienne, le club Emilien terminera avec cinq points en six matchs. Événement notable ? Un 3-0 infligé face aux basques au feu Stadio Reggio d’Emilia. Une participation européenne qui reste aujourd’hui l’unique de l’histoire du club. Outre cette sixième place en 2015-2016, le Sasol a navigué entre la douzième et septième place de Serie A. Encore un petit palier à franchir ou montrer de nouveau le bout de son nez sur des terrains aux quatres coins de l’Europe. Un palier de nouveau franchi cette saison ? Un certain Roberto en a lui bien l’intention… 

« J’reviens de loin« .

Après une carrière de footballeur honorable d’une quinzaine d’années, notamment marquées par un passage de quatres saisons au sein du Napoli, Roberto De Zerbi se lance à 34 ans dans une fastidieuse carrière d’entraîneur. Il débute son aventure en Série D à l’US Darfo Boario, avant de passer à l’échelon supérieur un an plus tard. Un passage très remarqué au Foggia Calcio, avec notamment une Coupe de Série C et un échec aux portes de la montée. Son Foggia était une équipe joueuse, protagoniste, pratiquant un football attrayant malgré des joueurs à disposition particulièrement faibles. Suite à cela, le nom de De Zerbi fait écho jusqu’aux oreilles du président de l’US Palermo Maurizio Zamparini. Une nomination catastrophique pour les deux parties, il est limogé après seulement treize matchs disputés. Son séjour en Sicile terminé, il s’engage avec la sorcière de Benevento, aujourd’hui coachée par Pippo Inzaghi. Une nouvelle saison en Serie A compliquée, malgré un jeu plutôt aventureux basé sur la possession et un exploit au Giuseppe Meazza (0-1) face au Milan. Malgré cela, De Zerbi ne peut éviter la relégation des rouges et jaunes… C’est donc en 2018 que l’aventure au Sasol commence. Aujourd’hui en place pour sa troisième saison sur le banc des neroverdi, De Zerbi a conquis toute l’Italie ou presque avec son football surprenant, capable de faire tomber n’importe quel grosse écurie de Serie A sur quatre-vingt-dix minutes.

Mourir pour ses idées.

« Il n’y a pas de bons ou de mauvais entraîneurs. Il y a les entraîneurs courageux et les autres. » Roberto De Zerbi

A la manière des formations de Marcelo Bielsa, Sassuolo ne déroge jamais à ses principes, prêt à « mourir pour ses idées », ce qui lui coûte inévitablement un grand nombre de buts dans la saison au vu du déséquilibre affiché. Le football est un « jeu » au sens propre du terme comme le rappelle le coach italien, les joueurs doivent donc s’amuser pour aller au delà de leurs limites mentales et physiques.

Il est difficile voire impossible de synthétiser la tactique de De Zerbi en quelques lignes, alors tâchons de décortiquer, phase par phase le plan de jeu mis en place, afin de comprendre l’idéologie De Zerbi. La phase la plus marquée et marquante du plan de jeu de De Zerbi est la relance/sortie de balle. Toujours courte, au sol, Sassuolo tâche de ne jamais balancer devant (la taille de Caputo/Defrel en est une raison). En voici un exemple :

Lors des sorties de balles, les centraux se positionnent au coin des 6 mètres et les latéraux aux coins des 18 mètres avec un numéro 6 aux abords de la surface. Les centraux redescendent très bas pour attirer le pressing (ici des sardes de Cagliari), Consigli n’hésite pas à prendre en charge la relance et va faire la première rampe de lancement, en verticalisant vers Locatelli.

Dos au jeu, Locatelli va la remettre ici à Marlon, puis va libérer l’espace dans son dos pour pouvoir toucher Magnanelli. Marlon, va lui aussi verticaliser le jeu vers ce même Magnanelli.

Côté opposé totalement ouvert, Toljan peut être facilement alerté par Magnanelli, le voici capable d’attaquer l’espace et d’enchainer sur un une-deux avec Domenico Berardi.

Remise en une touche faite par le numéro 25 du Sasol, Toljan s’offre un boulevard en direction du but adverse.

soccerofmakflay.wordpress.com

Toljan se retrouve maintenant en position de centre. Caputo offre la solution axiale, Djuricic lui celle en retrait. Ce dernier est logiquement choisi, et peut crucifier le gardien d’une frappe décroisée. 2-0 au bout de trente-cinq minutes de jeu.

« C’est le meilleur entraîneur que j’ai eu. Simplement car il a des idées très claires qu’il arrive à transmettre parfaitement à ses joueurs. Ce qui est rassurant pour nous. Tu connais déjà les situations que tu vas devoir affronter, les combinaisons possibles ou non » Marlon, défenseur central brésilien de Sassuolo.

En voici deux autres exemples, illustrés en vidéo :

Après cette période de relance, au delà des 30 mètres passés, Sassuolo se positionne en forme proche d’un « W », un des deux numéro 6 du double-pivot (ici Obiang) prenant la place du latéral monté aux avant-postes. Ce numéro 6 est toujours placé dans les half-space pour permettre une utilisation optimale de la largeur par l’ensemble ailier/latéral. L’ailier vient lui se positionner tel un 10 aux côtés du meneur de jeu naturel Djuricic pour obliger les adversaires à faire un choix : chasser le joueur posant problème ou resserrer les lignes. Ils deviennent chacun de leur côté les pointes hautes de leurs losanges respectifs. Le Sasol n’est donc plus placé en 4-2-3-1 mais bien en 3-2-4-1.

Formation initiale, en 4-2-3-1
Passage en 3-2-4-1 à la construction, le W est ici bien visible

En phase de possession face à un bloc regroupé, le piston droit (Toljan/Muldur) vient souvent se positionner au coeur du jeu. Toujours entre les lignes pour de nouveau forcer un joueur adverse à sortir de son bloc. Le milieu va s’ajuster en faisant dézoner un homme pour garder l’équilibre (tout est relatif) de l’équipe. Afin de continuer à progresser après ces sorties de balle, De Zerbi va encore une fois mettre en place des phases de possession aux caractéristiques très marquées : La plus visible de ces caractéristiques est une recherche perpétuelle d’une fluidification du jeu. L’ensemble des joueurs sont constamment en mouvement, afin de créer des espaces à infiltrer ou encore de rechercher des solutions courtes, au sol, grâce au démarquage d’un troisième, voire d’un quatrième homme. Les offensifs décrochent entre les lignes la plupart du temps afin de verticaliser le jeu au sol, encore et toujours. Ils vont pouvoir remiser en une touche, et ainsi donc créer un décalage spatio-temporel pour un joueur face au jeu, parfois déjà lancé. Ces changements de rythme amenés par ces verticalisations déséquilibrent totalement l’adversaire qui se retrouve dans un type de situation où il doit réagir vite si il ne veut pas être immédiatement puni par une attaque rapide à sept voire huit joueurs. En bref, on peut résumer cette mise en place tactique par une recherche perpétuelle de temps et d’espace pour les coéquipiers. Le football va de plus en plus vite, il faut donc se créer du temps pour pouvoir performer.

En phase défensive, les neroverdi se placent avec une défense à quatre à plat, suivent les deux milieu du double pivot, et un milieu venant s’intégrer à la ligne pour couper les options en retrait. Sur des phases où il faut défendre près de la ligne touche, le latéral reste en un-contre-un, accompagné d’un joueur en couverture (souvent Locatelli ou Obiang) et de son ailier qui coupe les solutions intérieures. Suit un alignement à trois de la défense dans la surface, avec le latéral opposé qui vient couvrir le second poteau. Les deuxièmes milieux et ailiers se placent respectivement à l’entrée et à l’extérieur de la surface.

Malgré ce plan de jeu assez osé, bien que parfaitement exécuté et réussi, De Zerbi n’en reste pas moins très humble  : « il n’existe pas qu’un seul type de football, donc tout le monde a tort et a raison à la fois, même celui qui gagne. L’important est qu’au moment de juger un style de football, on le respecte et on essaye de le comprendre ».

Ce football demandant d’être compris nécessite un travail psychologique fondamental : il faut que le groupe soit convaincu que prendre de tels risques est bénéfique pour leur jeu, et ainsi les faire passer un pallier sur le plan mental. Les joueurs doivent être persuadés de ne plus avoir peur de perdre la balle, de prendre des risques malgré cette éventualité. N’oublions pas que l’échec de ces séquences entraîne une punition adverse quasi-immédiate. C’est donc un « plongeon » dans le vide réalisé et assumé collectivement. Une volonté de déséquilibre à la perte totalement assumée.

Dans le même thème, voici un speech de Marcelo Bielsa, expliquant pourquoi la volontée de bien jouer au football, notamment prônée par De Zerbi, est importante :

Combien d’entraîneurs de Ligue 1 avons nous pu entendre dire qu’ils ne pouvaient pas développer du jeu au sein de leurs “modestes” clubs de l’Hexagone car ils n’avaient pas le “matos” nécéssaire ? Beaucoup, trop. L’exemple De Zerbi est un contre-exemple parfait. Les entraîneurs français seraient-ils donc des cancres ou des incompétents ? Une partie oui, probablement. De Zerbi prouve que même avec des joueurs loin du niveau technique requis pour jouer la « coupe aux grandes oreilles », il est possible, en combinant travail, humilité et idées, de concurrencer des équipes aux potentiels financiers bien plus importants via un jeu léché. Cet art demande un travail tactique gigantesque, sans ballon, afin de créer des supériorités positionnelles et quantitatives. Un exercice diablement bien rempli De Zerbi et ses hommes.

Manuel Locatelli et Domenico Berardi, les facteurs X de ce travail herculéen.

Présent sur le terrains durant 2597 minutes en Serie A la saison dernière, et ayant déjà disputé les 180 de cette saison 2021/2021, Manuel Locatelli est la pièce maîtresse du système De Zerbi. Le longiligne regista formé au Milan, présent au club depuis 2018, comme son entraîneur, monte peu à peu en puissance. Sa première sélection avec la Squadra Azzura en 2020 témoigne de cette prise d’ampleur. A Sassuolo, Locatelli est la rampe de lancement. Il attire les ballons (80 en moyenne) et les distille en permanence vers ses coéquipiers (75 en moyenne, des pics à plus de 120, 2 passes clés par 90min en moyenne). Avec un taux de réussite de passes d’environ 90%, il vous apporte la garantie que le ballon arrivera à destination. Une garantie sur laquelle compte De Zerbi. Placé soit en pointe base du triangle ou axe gauche dans le double pivot de son 4-2-3-1 aux côtés de Pedro Obiang, Locatelli doit apporter sécurité lorsque le Sasol à la possession. Un rôle pas réellement quantifiable statistiquement via des buts ou des passes décisives, mais bien plus essentiel qu’il n’y paraît. Transféré définitivement pour 10 M€ il y a un an après un prêt d’un an amorcé la saison précédente, on peut décemment penser que Locatelli est la garantie d’une belle plus value pour le groupe MAPEI. Souvent associé aux grosses écuries comme la Juve ou la Roma, Sassuolo ne pourra pas retenir son numéro 72 bien longtemps. A De Zerbi d’en profiter le plus possible pendant qu’il est encore temps. 

Domenico lui, le faux pied virevoltant, connaît bien plus la maison neroverde. Formé au club, il calabrese Berardi débute sous la tunique noire-et-verte en 2012, à 17 ans. Depuis, il est devenu le meilleur buteur de l’histoire du club Emilien, avec quatre-vingt-dix réalisations en deux-cent-soixante-quatre apparitions. Lors de ce fameux 4-3 face au Milan, il devient à 19 ans le plus jeune joueur de l’histoire de la Série A à inscrire un quadruplé. Un an plus tôt, il avait déjà planté un triplé sur le terrain de la Samp’. Il compte de plus cinq sélections avec la Nazionale, à laquelle il a pu goûter de nouveau après une longue période sans convocation. Sous De Zerbi, Berardi joue un rôle prépondérant. Accolé à la ligne ou bien placé en 10 lors des phases de construction comme expliqué auparavant, son rôle est majeur. En comparaison, bien plus que son compère de l’autre côté du terrain ,le prometteur et ancien rennais Jeremie Boga (voir ci-dessous). Une importance qui se lit aussi dans ses stats. Impliqué dans 24 buts en 31 matchs TTC, sa saison 2019-2020 est l’une des meilleures de sa carrière (en concurrence avec la saison 2014-2015, 15 buts-12 passes décisives en 35 matchs). Des performances qui lui ont valu l’intérêt appuyé de la Roma, l’Inter et la Juve (qu’il avait d’ailleurs rejoint fin 2013 contre 4.5M€, sans pour autant y avoir joué le moindre match, car racheté pour 10M€ par le Sasol deux ans plus tard après une période de prêt) lors du mercato estival 2016. Des intérêts non concrétisés à cause d’une froissure latérale du genou, intervenue fin août 2016. Une blessure qui l’a éloigné des terrains pour presque cinq longs mois, stoppant une progression fracassante en Série A. Les années 2017 et 2018 ne se sont pas franchement mieux passées physiquement, Berardi ayant couramment des petits problèmes au genou et à la cheville sous les ordres de Di Francesco. L’arrivée de De Zerbi va donner un nouvel élan à la jeune carrière du numéro 25. Finies les petites blessures, de retour les saisons en double-double. La dynamique qui semblait avoir été cassée fin 2016 est de retour, pour le plus grand plaisir du MAPEI Stadium. L’Italie devrait se l’arracher. C’est une question de temps.

Comparaison des Expected Statistics entre Domenico Berardi (en vert) et Jérémie Boga (en bleu). Cela combine notamment les buts/90min, les tirs tentés, les passes/ xPasses décisives, les passes clés etc…

Le plaisir, le jeu par le jeu, le spectacle. Roberto De Zerbi tente d’enseigner ces valeurs à ses équipes, afin qu’elles respectent et comprennent le -beau- football. Des valeurs permettant à un petit club d’Emilie Romagne d’aller jouer un rôle d’outsider dans le Calcio italien. Une équipe qu’il faudra bien suivre lors de cette campagne 20-21. Nous ne sommes pas à l’abri d’une bonne surprise…

Maximilien REGNIER

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