L’éclatement de la Yougoslavie a-t-il provoqué la mort du football dans les Balkans ?

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Tableau de prononciation des lettres.

L’éclatement de l’URSS en 1991 provoque la fin de la Guerre Froide. La chute du vaste empire fondé par Joseph Staline et sa dislocation en 15 nouveaux États fait chuter de nombreuses dictatures communistes, unes à unes, comme un château de carte. L’œuvre du Maréchal Tito, une Yougoslavie morcelée n’y échappe pas. De ces cendres émergent successivement la Croatie, la Slovénie, la Macédoine, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro, la Serbie et le Kosovo.

La Yougoslavie est la preuve que la notion d’État-nation est un idéal utopique. Fondre les différences culturelles et linguistiques autour d’un modèle politique unique, tel était l’objectif de cette Yougoslavie. En effet, les peuples slaves du sud ont cherché leur indépendance après avoir été sous la coupe de l’Empire Ottoman, puis l’Empire austro-hongrois. Longtemps sous tutelle soviétique, la Yougoslavie souhaite s’émanciper. La fin de la Seconde Guerre Mondiale marque la rupture entre Staline et le maréchal Josip Broz, celui qu’on surnomme plus communément Tito.

Mais revenons à l’aspect sportif. Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, voici quelques faits d’armes. L’Étoile rouge Belgrade, première équipe du pays, a glané une victoire (1989) et une demie finale (1971) en Coupe d’Europe des clubs champions (ancêtre de la C1), une finale perdue (1979) en Coupe UEFA (ancienne C3) et une finale de Supercoupe (1991), tout ça entre 1970 et 1990. L’équipe nationale de Yougoslavie totalise depuis la fin de la seconde guerre mondiale quatre finales aux Jeux Olympique (1948, 1952, 1956), dont 1 victoire (1960). Une demie finale en Coupe du Monde (1962), une victoire en Coupe du Monde U20, ainsi que deux finales (1960, 1968) et une demie finale d’Euro (1976). Sans compter les fois où les meilleurs buteurs des compétitions venaient des balkans. La Yougoslavie a vu naître certains des meilleurs joueurs du monde comme Bora Kostić, Zvonimir Boban, Dejan Savićević, Safet Susić, Davor Suker, Darko Pančev, Velibor Vašović pour ne citer qu’eux.

Cependant, cet état de grâce fût temporaire. L’effondrement de la Yougoslavie a-t-il enterré le football dans les balkans ?

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Evolution du territoire. Crédit : By Boban – travail personnel + Image:Yugoslavia 1998 ethnic map fr.svg, CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3577588

De la volonté d’unir les peuples des balkans sont nées de nombreuses velléités d’indépendance.

Le Yougoslavie est un Etat fédéral. C’est-à-dire, un état souverain, composé de plusieurs entités autonomes, les Etats fédérés. Elle possède une constitution, et chaque Etat fédéré dispose aussi de sa constitution. Les identités sont fortes, ce modèle semble être un excellent compromis pour que chacune s’exprime pleinement. En effet, ce pays est d’abord une incroyable diversité ethnico-linguistique (albanais, bosniaques, bulgares, croates, grecs, hongrois, macédoniens, monténégrins, serbes, slovaques ou turcs) et religieuse (catholiques, orthodoxes, sunnites). Tito le comprend vite : « La Yougoslavie a six républiques, cinq nations, quatre langues, trois religions, deux alphabets et un parti ». Le défi est donc d’assembler ces différences.

Les conflits ethniques et religieux ont mué en guerre civile. Dès 1987, Slobodan Milošević, bras droit du président serbe, affirme sa volonté d’une Serbie forte. Il explique « Nous imposerons notre volonté au reste de la Yougoslavie ». Communiste, il est d’abord fermé aux ambitions nationalistes des serbes du Kosovo. Lorsqu’il constate leur oppression, sa position change. Milošević souhaite se battre pour protéger son peuple Le Président serbe veut éviter un conflit ouvert. La situation se tend. Milošević veut reconquérir des territoires qui lui reviennent de droit : Kosovo et Vojvodine (autonomes depuis Tito).

En outre, après les élections de 1990 en Croatie, ses dirigeants changent de leitmotiv : la Croatie est le pays des croates et des autres minorités. Cela revient à diminuer les droits juridiques et symboliques des serbes de Croatie, soit 15-20% de la population. La sécurité des serbes de Croatie est mise à mal. Nombres d’entre eux sont expulsés de leur domicile. Attirées par les idées de l’Occident, Croatie et la Slovénie proclament leur désassociation. Tout en soutenant les territoires autonomes. Tuđman offre l’indépendance à la République de Croatie, en 1991. Suivie par la Slovénie.

En 1993, la Serbie souhaite créer une Bosnie « multi ethnique », à ses ordres. Le refus est catégorique. Malgré la décision de retrait des troupes serbes et la remise de ses territoires à la Bosnie, les leaders serbes de Bosnie continuent le siège de Sarajevo. La Bosnie engage son armée contre les forces serbes de Bosnie. Des négociations de paix sont enfin entamées entre la Serbie, la Croatie et la Bosnie. Le traité de paix, ainsi que le nouveau découpage de la Bosnie Herzégovine sont signés le 31 octobre 1995, sous le nom d’Accords de Dayton. La nouvelle Constitution de la République Fédérale de Bosnie regroupe désormais la Fédération musulmane et croate et la République serbe de Bosnie.

Le football devient impraticable dans ces conditions. La guerre entraine un affaiblissement des clubs. Le championnat de 1991 est longuement retardé. Les instances européennes interdisent le déplacement dans les stades yougoslaves lors des rencontres de Ligue des Champions. De nombreux États européens sont hostiles et souhaitent que la Yougoslavie soit exclue des compétitions.

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Crédit : By Hoshie – Made by Hoshie; see above for more details on sources., CC BY-SA 3.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=980500

Un football à l’agonie, achevé par l’arrêt Bosman.

La Yougoslavie regroupe les clubs de nombreuses régions. Son succès sur la scène européenne est donc multiplié par l’opportunité d’être représenté par des clubs serbes, croates, monténégrins. Comme le Partizan Belgrade, l’Etoile Rouge, le Dinamo Zagreb, Hajduk Split, Vojvodina Novi Sad, FK Velež Mostar ou encore FK Sarajevo. Cet atout est d’autant plus flagrant dans les tournois internationaux : même si les joueurs de ces nations ne n’évoluent pas dans le championnat, ils se retrouvent tous sous le fanion yougoslave. Lors des conflits, cette unité a périclité. Les dislocations étatiques ont provoqué un morcellement et la séparation des clubs et des joueurs.

Cependant, la Yougoslavie remporte la Coupe du Monde U20 en 1987. Cette génération brillante, menée par Zvonimir Boban, Robert Prosinečki, Davor Šuker entre autres, défait tour à tour le Brésil, précédent vainqueur, la RDA de Matthias Sammer et enfin la RFA en finale. Malgré ce succès écrasant, le football yougoslave connait là ses dernières heures.

Stade Maksimir, mai 1990. Le Dinamo Zagreb reçoit l’Etoile Rouge de Belgrade. L’équipe phare de Croatie contre l’équipe phare de Serbie. Dans un contexte houleux, l’opposition dégénère rapidement. Les ultras croates s’attaquent aux ultras serbes, les ultras serbes ripostent. Ces affrontements n’ont rien de fortuit, les 2 camps s’étaient préparés. Dans la mêlée, le capitaine du Dinamo, Boban agresse un policier yougoslave. Il n’en fallu pas moins pour que ce coup de genou soit transformé par les croates en mythe fondateur, comme une déclaration d’indépendance, ou de guerre, du peuple croate. Aujourd’hui, « Maksimir » est souvent vu comme le point de départ de ce tortueux conflit. A tort. D’une part, il serait plus juste de le considérer comme une cristallisation des tensions. D’autre part, cet événement n’est pas isolé, et nous pouvons citer le match entre Hajduk Split contre le Partizan Belgrade. Les supporters croates envahirent leur terrain et pourchassèrent les joueurs du Partizan, avant de brûler le drapeau yougoslave du stade. Un geste fort, affichant une nouvelle fois cette volonté de s’émanciper.

Coupe du Monde 1990. La sélection nationale du Yougoslavie n’a de yougoslave que le nom. Comme l’analyse Fudbalski Hram, c’est bel et bien une équipe de bosniaques, croates, macédoniens, monténégrins, serbes et slovènes qui s’apprête à entrer en compétition. c’est un enchainement de coups d’éclats qui va finalement précipiter cette équipe talentueuse à sa perte. Hymne conspué, nom de Boban scandé, suspendu à la suite de son coup de pied.

Quelques années plus tard, l’arrêt Bosman met un terme à la protection des championnats. Les grands joueurs des championnats secondaires sont attirés par les cadors européens. Alors que chaque équipe devait compter un nombre limité d’étrangers, celles-ci peuvent désormais recruter sans entrave. Les clubs fortunés et les principaux championnats pillent les championnats moins attractifs. Cette décision entraine une ruée vers l’or de la part des grands clubs. De nombreux joueurs voient une opportunité de briller dans ces grands clubs européens et de se (re)faire un nom. Les deux parties sont gagnantes dans l’histoire. Les clubs jadis compétitifs en Europe sont aujourd’hui marginalisés. Leur compétitivité a disparu. Le football dans les balkans a subi des dommages de tous bords durant une trouble décennie. Il a été à l’agonie. Vjekoslav Perica, historien des Balkans, considère que la Yougoslavie est un « bassin extraordinaire de recrutement ». Les pépites sont présentes en quantité et ne réclament qu’à être polies.

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Aperçu d’une sélection actuelle de joueurs « yougoslave ». Une équipe performante sur le papier, qui aurait la possibilité de faire frémir les tops nations mondiales. Evidemment, il faut prendre en compte les revendications nationalistes de certains joueurs, leur profil sur le terrain, et nous nous rendons vite compte que ces joueurs n’auraient pas forcément vocation à réussir ensemble. En fin d’article, retrouvez l’explication de Fudbalski Hram pour ces 11 gentiment confectionnés.

Touché mais pas coulé : les balkans, usine de talents.

Malgré ces coups fatals, les pays de l’ex-Yougoslavie produisent de nombreux talents. Dzeko en Bosnie, Modrić en Croatie, encore Sergej Milinković-Savić ou Adem Ljaljić en Serbie, pour ne citer qu’eux. Comparativement à des nations de mêmes, voire de plus grandes envergures, ces pays se démarquent et font émerger nombre de « pépites ». Le principal facteur de distinction est le progrès entre 16 et 23 ans, ainsi que l’accroissement de ces progrès par rapport à ceux d’autres régions. Par exemple, Luka Jović avait une cinquantaine de matches en pro avec Zvezda à 18 ans. Très vite, ces joueurs quittent leur nation pour l’étranger. Ce processus peut être considéré comme un parcours type.

Néanmoins, cette volonté d’intégrer rapidement ses jeunes pousses n’est pas l’unique intérêt qui pousse les clubs à intégrer. De manière générale, lorsque votre formation détient un très bon jeune joueur, l’objectif est de l’amener doucement et de le protéger jusqu’à ce qu’il arrive à maturité. En Croatie/Serbie, le procédé n’existe pas. « Parce que la région est plus corrompue (à défaut d’un meilleur terme) » nous explique Richard Wilson. L’intérêt personnel prime. Les administrateurs de clubs obtiennent plus d’argent en poussant les adolescents dans l’équipe première, et par conséquent en les vendant rapidement. D’après l’Observatoire du Football CIES, parmi les pays ayant le ratio de footballeurs expatriés par habitant, la Croatie, la Serbie, la Slovénie, le Monténégro et la Macédoine du Nord étaient respectivement 2ème, 4, 5, 6, 7, et 8ème. Le constat est flagrant. Ces ventes sont régulièrement assorties de pourcentage à la revente. Pour l’intérêt personnel, certains cadres comme Zdravko Mamić (agent de joueurs, ancien dirigeant du Dinamo), jouent sur ce système pour s’enrichir. Garder la ligne de production de talents enrichie ces hommes d’affaires. Pour rappel, Mamić a été condamné en 2018 pour corruption par la justice croate.

Ce procédé « immoral » est considéré comme avantageux par certains. Dans une certaine mesure, les hommes d’affaire œuvrent dans leurs intérêts propres comme ans celui des joueurs. Les jeunes joueurs sont exposés à une diversité de cultures-différentes, de façons d’appréhender le football, de façon de jouer différentes- Avec comme inconvénient des départs à l’étranger précoces. Nemanja Radonjić, ailier de l’Olympique de Marseille, illustre parfaitement ce schéma. Enfant et joueur de Nis, il est ensuite formé au Partizan, avant de rejoindre l’Académie Hagi (du nom de son légendaire fondateur, Gheorghe Hagi) en Roumanie, au Viitorul Constanta. Dès 17 ans, il rejoint l’Italie.

Richard Wilson parle de « l’échelle des Balkans ». C’est l’existence d’une hiérarchie claire entre ligues, qui définissent les étapes du parcours d’un joueur. Dinamo Zagreb et Lokomotiva Zagreb comme une école de finition pour leur meilleur, Olimpija Ljubjana pour les retardataires et Zrinjski Mostar (où à évolué Modric) s’ils ont besoin de durcir et muscler le jeu du joueur. Cette échelle fonctionne à l’envers : un joueur des ligues bosniaques va monter en Slovénie puis en Croatie. Là où en Angleterre, un joueur Premiere League sera prêté en Championship puis/ou en League one (pour être confronté à un football rude et intense physiquement) . Tandis que les grands clubs de la région accueillent et encadrent leurs joueurs tout au long de leur parcours.

Ce schéma endurci mentalement et physiquement, offrant une certaine avance sur les joueurs du même âge. L’expérience engrangée permet aux joueurs en difficulté de garder la tête hors de l’eau, ou de rebondir sans séquelles psychologiques. Reprenons l’exemple de Radonjić. Après un parcours chaotique en Italie, après 2 années sans jouer, il rentre en Serbie, avant de proposer une magnifique saison aux supporters de l’Etoile rouge. Allant même les qualifier en Ligue des Champions, une première depuis 27 années.

Le football, essence des balkans.

Dans les balkans, le sport est inhérent à la culture. Les jeunes grandissent en faisant du sport. Chaque discipline sportive regorge d’athlètes, ça fait partie de l’ADN. Certains y voit un probable héritage du système communiste. En effet, le sport était primordial en ex-URSS. Pour Staline, comme pour de nombreux dirigeants fascistes de l’époque (Hitler, Mussolini), le sport est le ciment qui unifie la nation. C’est à la fois un outil d’endoctrinement, comme une vitrine de la santé et de la puissance de la nation. Pour Tito, la discipline sportive était aussi un enjeu majeur, et d’importants moyens y sont alloués. A l’inverse, de nos jours, peu d’argent est investi dans le sport, mais cette carence est palliée par cette culture. Ratko Dostanić, ex-joueur et entraîneur serbe, nous confiait nous a parlé de la « très bonne école de football que sont les balkans ». Le football yougoslave a laissé à ses enfants un héritage. Les méthodes old-school sont bonnes pour les joueurs, majoritairement tous venus du même « groupe génétique ». L’état d’esprit du joueurs a aussi sa part de responsabilité. Dans les balkans, les joueurs sonttrès travailleurs. Certains axes de progression sont plébiscités dans les centres de formations. La technique en mouvement est toujours prioritaire, la prise de risque en face à face. L’expérience des succès des années passées nous le prouvent. Des milieux de terrains habiles ont vu le joueur, comme Modrić, Pjanić, Tadić, Milinković-Savić.

En outre, les joueurs sont dénichés très tôt. Les clubs nationaux tissent des liens étroits avec les petits clubs locaux. L’objectif est de faire entrer des joueurs dans l’académie des clubs. Dans un entretien accordé à Footbalski, Sabrina Buljubašić, directrice du grand SK Sarajevo, explique l’importance d’un centre de formation performant. 7 joueurs de l’Académie jouent parmi l’effectif professionnels du club. Ces joueurs représentent la vitrine du club et c’est l’argument le plus convaincant pour recruter de nouveaux jeunes. Les académies de jeunes sont très réputées. En Croatie, les frères Mamić ont affiché la volonté de faire du Dinamo Zagreb un club composé à 95% de joueurs formés au club.

Cependant, les infrastructures souffrent d’un manque de financement et sont assez médiocres. C’est pourquoi entrent en jeu les intérêts personnels. Des fonds, des hommes d’affaire payent une part telle, que les grands programmes pour les jeunes sont en mesure d’attirer assez facilement les talents. Il est rare qu’un joueur viennent d’un petit club. D’autant plus que vous avez une deuxième équipe et des équipes non officielles liées dans les divisions.

Le football des balkans n’est pas mort. Modrić ballon d’or, la Croatie finaliste de la Coupe du Monde. La Serbie et la Bosnie-Herzégovine tentent de s’affirmer, tandis que le Kosovo monte progressivement en puissance. Selon un rapport récent du CIES, la Serbie et la Croatie se plaçaient respectivement 6 et 9ème du classement des joueurs actifs dans des championnats extérieurs aux pays dans lesquels ils ont grandi. Les 2 pays se classent 10 et 18ème lorsque sont pris en compte le niveau de compétition et les performances des clubs à l’échelle nationale, ainsi que les résultats des représentants de l’association d’appartenance dans les coupes internationales. L’an passé l’Etoile rouge de Belgrade a posé des difficultés aux trois monstres européens de son groupe que son Liverpool, Naples et le Paris Saint Germain. De plus, des clubs comme Partizan Belgrade, Dinamo Zagreb représentent régulièrement leur pays en Coupe d’Europe. Les perspectives d’avenir sont encourageantes, des joueurs comme Luka Jović, Sergej Milinković-Savić ou Eljif Elmas, entre autres, constituent le futur.

Le 11 yougoslave version 2020 !
Oblak : un des 3 meilleurs gardiens du monde actuellement.
Ivanović : à l’aise latéral droit comme défenseur central, un des meilleurs au Zénit et son expérience serait précieuse.
Milenković : l’Étoile montante yougoslave à ce poste, il n’a presque plus rien à prouver à la Fiorentina et a tout pour être un futur grand (22 ans).
Savić : retour en force à l’Atletico suite à sa blessure, un joueur important de cette équipe depuis plusieurs saisons
Kostić : meilleur joueur de Francfort, excellent centreur et très bon au poste de piston gauche qui lui collerait parfaitement bien dans cette équipe en 3-5-2
Modrić : ballon d’or, un cadre du Real Madrid, même s’il est sur une pente descendante il reste indéboulonnable.
Brozović : un cadre de l’Inter, il fait peut-être la saison de sa vie, il a largement sa place dans le 11.
SMS : milieu ultra complet, technique, bon dans le jeu aérien, en défense, puissant physiquement, on ne peut pas se passer d’un joueur comme lui, d’autant plus qu’il réalise une saison énorme.
Tadić : même s’il joue en faux 9 à Ajax, il connaît bien le poste d’ailier droit, et sa technique est incontournable
Iličić : joueur inattendu, mais quel joueur ! Il se bonifie en prenant de l’âge, demandez à l’Atalanta.
Dzeko : sans doute le 9 Yougoslavie le plus constant.

Un grand merci à Loïc Trégourès, Fudbalski Hram, Dejan Vukadinović, Richard Wilson, Piłkarskie Bałkany, Bosnian Football, Scoutovič, SerbianFooty, Vlado Perović et Ratko Dostanić pour leur précieuse aide.

Sources :

Le Football dans le chaos yougoslave, Loïc Trégoures.

Jeu en triangle. Football, politique et identités dans l’espace post-yougoslave des années 1980 à nos jours, Loïc Tregoures.

CIES Observatoire du football : https://football-observatory.com/

Footbalski : https://footballski.fr/

Footpol : https://footpol.fr/

Fudbalski Hram : https://www.fudbalskihram.fr/

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