Premier League : Un championnat à 7 (ou plus) pour le maintien.

L’Angleterre du football a repris ses droits il y a deux semaines. Comme d’habitude, chaque championnat sera un parcours du combattant. Souvent, la Premier League se divise en quatre parties.

Le championnat pour le titre ; confisqué par Liverpool et Manchester City depuis plusieurs saisons.

Le championnat pour les 3e et 4e place, synonyme de Ligue des Champions, auxquels concourent Manchester United, Tottenham, Chelsea et Arsenal.

Le championnat pour la 7e place, qui auront pour principaux concurrents Wolverhampton, Leicester et Everton. Un cadeau empoisonné tant les trois tours préliminaires pour l’Europa League sont usants en début de championnat et peut polluer la suite de la saison sur une très longue durée.

Plutôt que de s’attarder sur une analyse du haut de tableau, étudions plutôt sur le bas de tableau, particulièrement ces clubs sur lesquels planent l’ombre de la ChampionShip la saison prochaine.

Les promus.

Souvent, les promus sont dans des situations très différentes dans leur arrivée au sein de l’élite, et cette saison ne déroge pas à la règle.

Norwich City :

Démarrons par le leader de la précédente édition du ChampionShip. Sous la houlette de Daniel Farke, cette équipe a beaucoup de certitudes dans leur jeu. Et ce n’est pas un hasard s’ils ont remporté le trophée la saison passée avec 93 buts marqués, total le plus élevé depuis le Bournemouth d’Eddie Howe en 2015 qui avait achevé la saison avec 98 buts inscrits.

Certes, ils en encaissent également beaucoup. Comme en témoigne le dernier match fantastique face à Chelsea (2-3). Bournemouth est désormais dans l’élite depuis quatre ans.

Et c’est également un effectif toujours sur sa lancée de sa fin de saison dernière. Très étonnamment, c’est un club qui a très peu recruté. Quatre millions d’euros de dépenses, et un million et demi de ventes.

Leur attaquant vedette, Teemu Pukki semble continuer sur sa très bonne saison. Meilleur buteur de la dernière édition de la ChampionShip, 5 buts sont déjà ajoutés à son compteur après 3 matches. Le pari semble donc extrêmement réfléchi.

Aston Villa :

On passe à l’extrême opposé de la situation de Norwich. Et là en revanche, ce style de stratégie est plus répandu chez les promus.

5e la saison passée, et promu après avoir passé avec succès la terrible épreuve des play-offs, ce club a profité à la fois de la manne financière supplémentaire, et de l’ambition de son propriétaire de faire d’Aston Villa une place forte du football anglais. Ainsi l’effectif a été renforcer de manière significative. Aucun joueur vendu, et près de 150 millions d’euros de dépensés. Stratégie que l’on a déjà vu auparavant, qui a souvent provoqué des redescentes immédiates, Fulham l’an passé en est l’exemple le plus récent.

Cependant, Fulham avait fait l’erreur de recruter des joueurs en échec, en manque de confiance (Schurrle), des joueurs qui ne connaissaient pas le championnat anglais (Seri, Lemarchand, Zambo-Anguissa), ou les deux (Vietto).

À l’inverse, Aston Villa a recruté Tom Heaton, gardien ayant fait ses preuves dans l’élite. Douglas Luiz, espoir de Man City en quête de temps de jeu. Tyrone Mings ou Matt Targett ont eux aussi prouvé dans des clubs de l’élite anglaise.

En outre, des joueurs peu onereux ont renforcé l’effectif : Wesley, recruté du Club Bruges, un attaquant avec des qualités physiques au-dessus de la moyenne (1m91 pour 93 kilos) et très complet d’après les recruteurs. Trézeguet, titulaire en équipe d’Egypte, ainsi que le meilleur défenseur du Stade de Reims de la saison passée, Bjorn Engels.

Avec un effectif renforcé intelligemment, et un staff toujours en place, les Villans pourraient se maintenir, au moins cette année.

Sheffield United :

Notre favori. Dans une situation assez similaire à celle de Cardiff l’an passé :

Un effectif assez limité, un entraîneur britannique qui effectue sa première saison au sein de l’élite. Sheffield va devoir lutter pour le maintien avec un effectif assez limité. Comme ce fût le cas de Cardiff la saison passée. En revanche, Sheffield aura dépensé près de 50 Millions d’euros, soit une bagatelle de 20 millions supérieure. Point positif, la dynamique de la saison passée semble se conserver.

Les équipes de l’élite.

Watford :

Pour être tout à fait transparent, ce club ne devait pas se retrouver dans cet article. Depuis des années, Watford démarre le championnat en trombe, puis retrouve un lente cadence de croisière avant que le coach se fasse licencier en milieu de saison. Quique Sanches Flores, Walter Mazzari et Marco Silva en sont les derniers exemples.

Mais cette année c’est différent. Trois matches, zéro victoire, zéro match nul, trois défaites. Cinq recrues seulement, dont Ismaïla Sarr et Danny Welbeck. Mais des cinq recrues, seul Sarr semble capable d’être titulaire. L’équipe est la même que celle de la saison dernière. Celle qui a fini essoufflée et en difficulté défensivement. Le couperet devrait rapidement tomber sur l’entraîneur, c’est dans la tradition de ce club. Cela suffira-t-il à sauver un club rarement habitué à jouer le maintien ?

Southampton :

Cela fait deux saisons qu’ils se sauvent de justesse. Depuis le départ de Claude Puel, ce club semble géré de manière assez curieuse. Le développement de jeunes joueurs n’est plus propice et cet atout semble périclité. Finie l’époque des Sadio Mané, Tadic, van Dijk et tutti quanti.

L’effectif manque de talent devant. Le meilleur élément offensif étant Nathan Redmond ou Danny Ings, Et l’effectif a également du mal à retrouver une très bonne charnière centrale telle qu’elle avait avec Virgil van Dijk et José Fonte, et que les trois recrues des quatre cette saison sont des recrues offensives…

Il reste un coach, Ralph Hasenhuttl, ayant réussi à Leipzig lors de ses deux années là-bas entre 2016 et 2018, qui peut faire progresser cet effectif. Mais dans le cas contraire, la situation semblerait assez compliquée pour les Saints.

Newcastle :

LE candidat à la relégation cette saison.

Les Magpies ont une multitude de problèmes. Le premier étant l’ambiance. Les supporters ayant très mal pris le manque d’effort de leur propriétaire Mike Ashley pour conserver le très populaire Rafael Benitez. Et le remplaçant de ce dernier n’a pas atténué leur déception. En effet, Steve Bruce fait partie d’une caste d’entraîneurs anglais quelque peu sinon dépassés du moins pas vraiment adapté au football moderne et continental de la Premier League. Et ça, les supporters le savent, en résulte une ambiance assez anxiogène.

Ensuite, c’est l’effectif. Depuis deux ans Benitez effectue des miracles à réussir à maintenir cet effectif dans l’élite. C’est un club qui a peu investi ces dernières années, et les premiers investissements intéressants sont arrivés cette année, avec Miguel Almiron, Saint-Maximin et Joelinton, trois recrues intéressantes. Le coach doit trouver une alchimie rapidement, sinon ce mercato pourrait ne pas suffire.

Brighton :

Promu surprise il y a deux ans, Brighton est également un des favoris à la descente.

Mais c’est un des clubs ayant le mieux réussi son été. Tout d’abord, sur le banc exit Chris Hughton. Ce licenciement a surpris beaucoup de monde en Angleterre. Mais il a été remplacé par Graham Potter. Et ce n’est pas n’importe qui. Après avoir fait ses gammes à Östersund, Swansea l’a débauché la saison passée et il a impressionné.

Ensuite, ils ont bien renforcé leur secteur offensif avec Neal Maupay, qui a impressionné l’échelon inférieur du football anglais depuis son arrivée en Brentford. Ils ont saisi l’opportunité de prendre Aaron Mooy, meilleur milieu de terrain d’Huddersfield la saison passée. Malgré tout, le club reste certainement un candidat à la relégation.

Les anciens promus.

Wolverhampton :

Mot très rapide sur les Wolves. Ils sont dans la catégorie supérieure désormais. Qualifié en Europa League, les loups travaillent formidablement bien et sont déjà en course pour titiller certains maillons faibles du top 4

Cardiff :

Redescendu, Cardiff s’est battu pour son maintien jusque l’avant dernière journée. Doté d’un effectif assez faiblard, et vide offensivement, c’était déjà une prestation intéressante que de se battre aussi longtemps pour son maintien.

Fulham :

Redescendu également mais avec beaucoup moins de suspense, Fulham avait recruté énormément de joueurs sans forcément de ligne directrice. La mayonnaise n’a jamais pris malgré trois entraîneurs différents.

Tout cela montre que le championnat est extrêmement dense et que les différences de niveau entre les clubs de milieu de tableau sont infimes, que chaque combat sera disputé jusqu’au bout, même si Southampton, Sheffield et Newcastle semblent favoris à la descente.

 

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