3 questions à… Romain Molina.

N’avez-vous jamais voulu entrer dans le cerveau de votre sportif préféré, de votre actrice favorite ? « 3 questions à » vous plongent dans leurs souvenirs. Les meilleurs, comme les pires.

Sur sa chaine Youtube, le très bien informé Romain Molina décortique, accuse, décrypte les malversations, magouilles ou succès des magnats du ballon rond, toujours drapé d’un maillot collector. Journaliste indépendant, écrivain, auteur de Unai Emery-El Maestro, El Matador Cavani entre autres, et du petit bijou La Mano Negra, l’andalou est un amoureux de basket et de football. Arrogant pour les uns, monstre de travail pour les autres, Romain Molina incarne la réussite, le culot, et prouve que rien ne vous tombe dans le bec. Je ne peux que le remercier d’avoir accepté de répondre à mes questions.

A nous deux Romain, quel est ton meilleur souvenir sportif ?

C’est un souvenir datant de dix ans désormais. J’étais en dernière année cadet dans un petit club de Rhône-Alpes (CS Ozon). Toute la saison, j’ai eu des soucis avec l’entraîneur qui faisait un favoritisme assez dégueulasse envers 2/3 joueurs. Je venais d’arriver dans cette équipe avec deux autres coéquipiers. Dans mon ancien club, je faisais tout, je ne sortais jamais, j’étais le capitaine. Là, j’étais le meilleur encore, et je te dis ça sans prétention, on était à un niveau départemental et dans tous les entraînements, ça crevait les yeux pour celui qui avait un peu de basket, mais on me cantonnait à un rôle à la con derrière les chouchous du coach.

Bref, arrive un match contre une équipe de Lyon, à domicile. On a des absents, on est que six. Ce jour-là des arbitres officiels officiaient, ce n’était pas toujours le cas. J’étais assuré de jouer 40 minutes, comme meneur de jeu. Je me suis baladé, mais littéralement. Sauf qu’il y a un scénario de dingue, les arbitres sifflent chaque contact ; et ils avaient raison. On finit à 2 contre 2 (ils n’avaient que sept joueurs). On s’impose 62-58 de mémoire, j’ai mis 28 ou 30 points, j’ai un doute, et j’ai dû finir à dix passes, notamment sur la dernière action où je m’amuse des deux défenseurs pour la donner à mon ami & pivot, Maxime, qui marque le panier de la gagne d’une conclusion acrobatique dont lui seul a le secret. C’est sans doute l’un de mes matchs les plus aboutis de ma vie, et forcément, mon meilleur moment. J’aurais pu te citer des paniers gagnants aussi, le dernier match de la saison à Gibraltar nous couronnant champion, mais on va rester sur ses premiers amours et le pur niveau amateur.

Dis-toi que je n’ai même pas reçu un merci ou un bien joué après ce match. Je suis parti l’année d’après.

Ton pire souvenir ?

Ma première blessure, à la cheville, lors d’un entraînement. On faisait un un-contre-un, et mon coéquipier s’est complètement loupé. Le pire, c’est que je lui avais fait la remarque plusieurs fois dans la saison, qu’un jour il allait blesser quelqu’un à force d’intervenir en retard. Et tu sais quoi ? J’ai dû perdre cinq ou six un-contre-un face aux gars de mon équipe à l’époque, et sans exagérer, c’est sur 300 ou 400 (ils te confirmeront haha). Je gagnais tranquillement et regarde l’ironie, c’est en voulant assurer le panier. Un mois et demi out. J’ai mis sept/huit mois avant de retrouver mon niveau, mes sensations.

Pour l’anecdote, on jouait en dernière division départementale ! Pour le plaisir du jeu, as simple as that.

Le moment que tu rêves de vivre ?

Devenir le meilleur joueur de basket possible. Je ne le souhaite pas, je bosse pour le devenir.

Petit bonus, quelle est l’expérience la plus marquante q ue tu aies vécu en tant que supporter ?

Je dirais voir un de mes amis avoir sa chanson et le vivre en live. St Johnstone – Hamilton Academical (championnat écossais), but d’Anthony Andreu et sa chanson résonne dans le kop où j’étais. D’ailleurs, il en avait deux à son nom. Le premier chant était : »Twenty-Two, Tony Andreeeu, Twenty-Twooo » Et le second : « Don’t sell Andreu, don’t sell Andreu, I just don’t think you understand, don’t sell Andreu or you’ll have a riot in your hands ! ». Lorsqu’il marque, vient le célébrer et je descends un peu de la tribune. Les gens se rendent compte qu’on se connaît, c’était assez drôle. A la fin du match, les joueurs de Hamilton s’approchent encore des fans et Anthony me fait signe de l’attendre sur le parking. Plusieurs fans me regardaient en mode : »Tu le connais ? » C’était assez touchant car il était l’idole.

Pareil lors du Lanarkshire Derby à Motherwell- il jouait à Hamilton, en Ecosse. C’est devenu un ami avec le temps, donc ça m’a fait très plaisir pour lui. Je garde un magnifique souvenir de tous les voyages réalisés en Écosse et en Angleterre.

Crédit photo : Football 365

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